Analyse de la campagne laitière française par un Alain Le Boulanger, Directeur régional économique au CERFRANCE Normandie.
Publié le 03 mai 2012 par CER FRANCE
Analyse de la campagne laitière française par un Alain Le Boulanger, Directeur régional économique au CERFRANCE Normandie.
Publié le 26 avril 2012 par CER FRANCE
La sanction de l’autorité de concurrence sur les producteurs d’endives par Thierry Lemaître, Responsable conseil au CERFRANCE Nord Est Ile-de-France.
Publié le 06 avril 2012 par CER FRANCE
Le paradoxe des tracteurs par Alain Le Boulanger, Directeur régional économique au CERFRANCE Normandie.
Publié le 02 mars 2012 par apilipenko@cerfrance.fr
Publié le 16 février 2012 par CER FRANCE
Analyse des marques bio par Marc Varchavsky, Responsable du développement de l’offre de services au Conseil National CERFRANCE.
Publié le 09 février 2012 par CER FRANCE
La crise financière et l’économie de proximité par Jacques Mathé, économiste au CERFRANCE Poitou-Charentes.
Publié le 19 janvier 2012 par CER FRANCE
Analyse de la contractualisation laitière : Evolution vers un enjeu économique ou de pouvoir dans la filière ? par Jean-Yves Morice, Directeur des marchés agricoles au CERFRANCE Mayenne-Sarthe.
Publié le 12 janvier 2012 par CER FRANCE
Qu’apporte le logo bio en circuit court ? par Marc Varchavsky, Responsable du développement de l’offre de services au Conseil Nationale CERFRANCE.
Publié le 05 janvier 2012 par CER FRANCE
Pourquoi la pomme s’exporte t-elle dificilement ? par Alain Fournier, Directeur Adjoint du CERFRANCE Lot-et-Garonne.
Publié le 29 décembre 2011 par CER FRANCE
La disparition des quotas de betterave par Thierry Lemaître, Responsable conseil au CERFRANCE Nord Est Ile de France.
Publié le 15 décembre 2011 par CER FRANCE
Viande bovine : La flambée des prix va-t-elle tuer la demande des consommateurs ? par Jacques Mathé, économiste au CERFRANCE Poitou-Charentes.
Publié le 09 décembre 2011 par CER FRANCE
La difficulté de prévoir les cours de la pomme de terre par Pierre-Yves Lelong, Conseiller d’entreprises – Chargé de missions au CERFRANCE Somme.
Publié le 01 décembre 2011 par CER FRANCE
Une campagne « tomate » 2011 difficile – quelles perspectives ? par Alain Fournier, Directeur Adjoint CERFRANCE Lot et Garonne.
Publié le 24 novembre 2011 par CER FRANCE
Le marché des céréales: fondamentaux et crise financière par Thierry Lemaître, Responsable Conseil au CERFRANCE Nord-Est-Ile-de-France.
Publié le 17 novembre 2011 par CER FRANCE
La viticulture française, renouveau sur les marchés export, par Pierre-Gérard Pouteau, Directeur Adjoint CERFRANCE Maine et Loire
Publié le 09 novembre 2011 par CER FRANCE
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Conjoncture laitière: Rester vigilant et tirer les enseignements du passé par Jean-Yves Morice, Directeur Marchés Agricoles au CERFRANCE Mayenne-Sarthe
Publié le 27 octobre 2011 par CER FRANCE
La diversité des résultats des exploitations agricoles par JeanMarie Séronie, Directeur Général du CERFRANCE Manche
Publié le 20 octobre 2011 par CER FRANCE
La mécanisation en agriculture: du high-tech au low cost par Jacques Mathé, Economiste au CERFRANCE Poitou-Charentes
Publié le 06 octobre 2011 par CER FRANCE
La contractualisation laitière par Alain LE BOULANGER, Directeur Régional Economique, CERFRANCE Normandie
Publié le 03 octobre 2011 par CER FRANCE
Un communiqué passé relativement inaperçu interpelle le raisonnement économique.
La Confédération nationale de l’Elevage a présenté mi septembre 2011, une nouvelle version de la charte des bonnes pratiques d’élevages, laquelle, selon la CNE, sera rendue obligatoire à tous les éleveurs via la contractualisation laitière à compter de 2012.
Sans nier l’importance de cette charte sur des sujets aussi sensibles que les questions sanitaires, l’environnement, ou la sécurité des personnes, on peut néanmoins s’interroger sur l’intérêt pour les producteurs laitiers d’intégrer cet engagement au contrat.
Que cette charte des bonnes pratiques ait contribué et contribuera à faire progresser le niveau moyen des exploitations laitières n’est pas contestable. Qu’elle devienne un élément dans la relation contractuelle entre le producteur et sa laiterie apparaît plus discutable.
La charte des bonnes pratiques peut en quelque sorte être assimilée à une « certification qualité » des exploitations, « une démarche pour aider les éleveurs à progresser dans leurs pratiques » selon ses propres termes. Dans le secteur des services ou dans l’industrie, de nombreuses entreprises sous certification ISO, outre l’intérêt qu’elles peuvent y trouver en termes de « pilotage et de management du progrès » s’en servent aussi comme vecteur de communication et de notoriété vers l’extérieur et en particulier vers leurs clients.
Dans certains cas, cette certification est imposée par leurs clients : c’est le cas notamment des « donneurs d’ordre » vis-à-vis de leurs sous-traitants de premier rang : la certification ISO devient alors une condition d’accès au marché. Pratique également répandue dans des appels d’offre.
Pour en revenir à la production laitière, cette demande ne provient visiblement pas des entreprises laitières. Pour ce qui les concerne, la qualité du lait collecté (sain et conforme aux normes en vigueur) fait bien entendu partie intégrante de l’objet du contrat.
Pour les producteurs de lait, le fait de rendre obligatoire la charte des bonnes pratiques revient à confier aux industriels le contrôle de leur « certification qualité ». C’est de la même façon, multiplier les raisons de dénonciation d’un contrat de la part d’un industriel puisque du statut de charte on bascule dans le domaine du droit opposable.
Encore une fois, il ne s’agit pas ici de minimiser le contenu de cette charte et son intérêt. Mise en place en 1999, suite aux épisodes fâcheux des crises sanitaires de type « vache folle », elle a permis de retisser des liens de confiance entre l’agriculteur et le consommateur. Le lien entre la production locale (« viande bovine française », « le lait d’ici », etc.) n’a jamais été aussi porteur.
Cependant, rendre cette charte obligatoire via le contrat apparaît une aberration économique.
En premier lieu, ce niveau d’exigence ne s’impose qu’aux producteurs du territoire français, mais non à l’ensemble des producteurs européens et rien n’empêche les industriels de transformer du lait importé. En d’autres temps, certains responsables professionnels avaient critiqué à juste titre des distorsions de concurrence qu’il s’agisse de droit environnemental, social, voire fiscal.
En second lieu, d’un point de vue économique, les termes d’un contrat commercial s’établissent toujours selon un rapport de force entre un acheteur et un vendeur. A l’évidence, dans la filière laitière, ce rapport de force est à ce jour clairement à l’avantage des industriels. Fallait-il alors en rajouter ?
Quel est l’intérêt des producteurs de tendre un nouveau bâton aux industriels pour se faire battre ?
Selon un proverbe chinois, cela revient à «Prêter le couteau qui tue.»
Alain LE BOULANGER – CERFRANCE Normandie