Archive | décembre, 2011

Paroles d’entreprise n°12 : La holding fait ses preuves

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Paroles d’entreprise n°12 : La holding fait ses preuves

Publié le 30 décembre 2011 par CERFRANCE

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Des solutions “coups de pouce”

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Des solutions “coups de pouce”

Publié le 26 décembre 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Des financements dédiés aux créateurs d’entreprise
Le Prêt à la Création d’Entreprise (PCE) ou les prêts d’honneurs peuvent constituer un véritable coup de pouce, dans la mesure où ils permettent de financer tout aussi bien de l’investissement matériel que du besoin en fonds de roulement (qui représente souvent le point faible des entreprises en création).
Ces financements sont mobilisables dans les trois premières années de la création. Ils doivent obligatoirement s’accompagner d’un financement bancaire à moyen terme.
Ces prêts sont consentis sans garanties ni caution de la part du créateur. Pour le PCE, le montant est plafonné à 7 000 €. Pour le prêt d’honneur, le montant est variable (en moyenne autour de 7 000 €). Le remboursement de ces prêts s’échelonne sur 5 ans. Il est généralement sans intérêt pour le prêt d’honneur,
ce qui n’est pas le cas du PCE. Ces financements sont un excellent moyen de compléter l’apport personnel du créateur et de sécuriser le lancement de son activité.

Garantir les prêts bancaires
Parmi les difficultés rencontrées par les entreprises figure la question des garanties que peut donner le chef d’entreprise. Pour y apporter un début
de réponse ont été créés des fonds de garantie à l’image d’Oséo, du Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes, ou encore des sociétés de cautionnement mutuelle telles que la SIAGI ou la SOCAMA. Ces dispositifs ont pour vocation de garantir, en lieu et place du porteur de projet, une partie du prêt sollicité.
Ces fonds peuvent intervenir en phase de création, de développement ou de reprise d’entreprise. En contrepartie, le taux d’intérêt est généralement majoré d’une “prime de risque”, voire d’une souscription au capital du fonds, dont le montant varie en fonction du montant du prêt garanti.

En savoir plus
Pour plus d’information sur les prêts à la création d’entreprise et les fonds de garantie, connectez-vous sur www.cerfrance.fr, rubrique Fiches conseil.

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Tour d’horizon des financements externes

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Tour d’horizon des financements externes

Publié le 19 décembre 2011 par CERFRANCE

Voici un lexique des différents outils de financement à votre disposition. Ils peuvent vous servir à fi nancer des investissements immobiliers, des acquisitions de matériels ou encore à consolider la trésorerie.

Les financements à long terme
L’emprunt bancaire est une somme prêtée à une entreprise par une banque avec obligation de la rembourser selon un échéancier préétabli. En contrepartie, l’organisme prêteur perçoit des intérêts. L’emprunt est généralement assorti de prises de garanties qui limitent la prise de risque du prêteur.
L’emprunt aidé est destiné aux créateurs. Il s’agit de sommes octroyées par certains organismes en accompagnement du financement bancaire. Ces organismes peuvent être des collectivités territoriales, Pôle emploi, ou des associations. Ces emprunts doivent être remboursés selon un
échéancier. Leur taux d’intérêts est très faible, voire nul pour les prêts d’honneur.
La location financière est une location pure. Le fournisseur, parfois par l’intermédiaire d’un organisme de crédit, loue à une entreprise un bien mais en reste le propriétaire. Il n’y a pas d’engagement de vendre le bien à la fin du contrat. Le loyer est fixé après prise en compte d’un taux de rémunération pour le financeur.
Le crédit bail est une location avec option d’achat. L’entreprise n’est pas propriétaire du bien pendant toute la durée du financement, mais le fournisseur s’est engagé à le lui vendre pour une valeur généralement dérisoire à la fi n de celui-ci.
Les subventions sont des fonds principalement distribués par l’État ou par les collectivités territoriales, dans l’objectif d’aider au financement
d’investissements ou de financer des charges d’exploitation. Les critères de recevabilité diffèrent suivant l’objet du financement et l’organisme attributaire.
Les subventions ne sont pas destinés à être remboursées, sauf si l’entreprise ne satisfait pas à toutes les conditions stipulées pour leur octroi.
Ainsi, il existe parfois une obligation d’embaucher dans certains délais en contrepartie de leur obtention. Les subventions peuvent se présenter sous la forme de subventions directes (versées à l’entreprise) ou sous la forme de crédit d’impôts.

Les financements à court terme
L’autorisation de découvert est une facilité de trésorerie accordée par la banque qui permet à l’entreprise d’avoir un solde bancaire négatif.
Cette autorisation est plafonnée et est limitée dans le temps. Elle s’assortit de frais financiers.
L’affacturage permet de financer les factures clients avant leur échéance de paiement. L’entreprise se voit régler par anticipation ces créances par le Factor, les clients règlent ensuite directement le Factor. Cette avance est rémunérée par des frais et le Factor se protège généralement par la constitution
d’un fonds de garantie. Les clients doivent avoir été validés par l’organisme d’affacturage.
Le dailly consiste en la remise groupée de créances clients. L’entreprise remet à la banque un bordereau qui récapitule ces créances. Cette remise permet la cession ou le nantissement des créances au profi t de l’établissement qui consent le crédit, sous forme d’avance ou de découvert autorisé.
L’escompte : une entreprise porteuse d’une traite ou d’un billet à ordre non échu (effet) le remet à la banque qui, en retour, lui met à la disposition le montant de cet effet diminué des intérêts et de commissions. Si l’effet est impayé à l’échéance, la banque se retourne contre l’entreprise, qui supporte donc le risque de défaillance.
Le crédit fournisseur correspond aux délais de règlement accordés à une entreprise par ses fournisseurs.

Notre conseil
Chacun de ces modes de financement peut être la bonne solution à une problématique donnée. Avant de s’interroger sur le mode de financement à privilégier, réfléchissez surtout à l’opportunité de l’investissement. Si celui-ci est un atout pour l’entreprise, il convient de lui trouver la solution financière la plus appropriée.

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Paroles d’entreprise n°11 : Financer son entreprise

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Paroles d’entreprise n°11 : Financer son entreprise

Publié le 12 décembre 2011 par CERFRANCE

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Anticiper, argumenter, assumer

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Anticiper, argumenter, assumer

Publié le 12 décembre 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

S’il est un thème commun à tous les entrepreneurs, c’est bien le financement. À chacun ses astuces, ses contraintes, ses difficultés, sur un sujet commun où les réponses sont aussi diverses que les entreprises. Revue de détails.

Les besoins de financement des entreprises sont très dépendants du secteur d’activité. L’agriculture et l’industrie sont les plus gourmandes en capitaux. Mais le commerce, l’artisanat et certaines activités de services mobilisent aussi des financements conséquents. Or, l’économie actuelle se caractérise par la rapidité
d’adaptation dont doivent faire preuve les entreprises avec, en corollaire, des conséquences sur les engagements financiers.

Une visibilité réduite
Si le financement du cycle de production (court terme) est moins concerné par cette “économie du zapping”, le problème est plus ardu pour les besoins en investissements qui s’étalent sur le moyen et long terme. Chacun peut observer ce phénomène dans la crise financière actuelle. Les investisseurs sanctionnent les entreprises, ou les pays, dont les encours à long terme bloquent les capacités d’adaptation.
L’objectif pour les entreprises est donc d’obtenir un retour sur investissement le plus rapide possible, en tout cas plus court que le terme du financement. Il faut donc dégager rapidement des bénéfices supérieurs à la situation initiale. En fait, tout repose sur l’acceptation du risque. Dans une économie qui s’accélère, la visibilité à moyen terme est réduite, la prise de risque est alors maximale. Dans ce contexte, quelles sont les marges de
manœuvre pour les entrepreneurs ?

Un esprit ouvert
L’anticipation et la pertinence du business plan montrent la voie à suivre. L’anticipation est la capacité à lire les futures adaptations que l’entreprise va pouvoir réaliser. Elle consiste aussi à prendre de l’avance sur ses concurrents et à devancer les besoins des clients.
C’est avant tout une posture, un état d’esprit, une attitude qui va conditionner l’avenir de l’entreprise. Regarder ce qui se passe dans son environnement nécessite curiosité et disponibilité. Cette démarche est parfois compliquée à mettre en oeuvre dans les petites structures, où le dirigeant est bien souvent au four et au moulin. Pourtant, cela devient indispensable. Il y a encore 15 ans, la réussite dans les TPE et PME était liée à des atouts internes à l’entreprise.
Aujourd’hui, cette réussite est conditionnée par le degré d’ouverture du dirigeant, ainsi que sa capacité à recueillir et décoder tout un système d’informations. Ces dernières vont alimenter le business plan et la validation du plan de financement. Il ajuste la dimension du projet d’entreprise aux capitaux injectés, en estimant le délai du retour sur investissement. Il fournit aussi un argumentaire pour le banquier, et appréhende la mesure du risque final.
Ainsi, plus l’incertitude est grande, plus la pertinence de la veille économique de la part de l’entrepreneur va conditionner et sécuriser les emprunts
réalisés. Car l’objectif pour l’investisseur ou le financeur c’est, au bout du compte, de retrouver sa mise de fonds, et pour l’entrepreneur, d’assumer son engagement.

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Une mesure à trois temps

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Une mesure à trois temps

Publié le 07 décembre 2011 par Bénédicte Le Masson, chargée de communication, Conseil National CERFRANCE

La Pac 2013 est une mesure à trois temps qu’il va falloir apprendre à interpréter dès maintenant. Premier tour de piste pour entrer dans la cadence.
La Pac 2013 peut se résumer à trois axes majeurs qui vont influencer la trajectoire des exploitations.

Moins d’intervention
La politique moins interventionniste de l’Union européenne dans la gestion des marchés est engagée depuis 2007. Elle entraîne une volatilité des prix et des risques commerciaux plus importants. Ajoutons-y la suppression des outils de régulation, comme les quotas ou l’intervention, les exploitants vont devoir prendre en compte la gestion du risque commercial, enjeu essentiel pour la pérennité des exploitations.

Nouvelle répartition
Autre axe majeur : la redéfinition des aides publiques sur le plan quantitatif (montant des aides) et au niveau réglementaire (conditions d’attribution).
La nouvelle clé de répartition des aides directes prend forme avec la suppression des références historiques, la maîtrise budgétaire et l’harmonisation des aides directes entre les pays de l’Union. Ces dispositions vont peser sur le montant des aides dont bénéficient actuellement les exploitations françaises (310 € en
moyenne actuellement/ha). À l’échelle européenne, l’aide moyenne est de 280 € et seulement de 210 € pour les nouveaux états membres. L’impact sera d’autant plus fort pour les exploitations qui ont des références historiques élevées : surfaces irriguées, systèmes intensifs, références cultures spéciales.
En revanche, des exploitations plus extensives ou sans références historiques pourront bénéficier de soutien après la réforme. Les situations seront donc extrêmement diverses, ceci d’autant que certaines questions attendent encore des réponses. Qu’en sera-t-il des aides spécifiques comme les Indemnités Compensatoires de Handicaps Naturels (ICHN) ou de la prime herbagère agroenvironnementale (PHAE) ?

Verdissement des aides
Le dernier axe de la future politique agricole passe par le “verdissement” des aides. Le soutien de l’Europe sera conditionné à des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Ce lien n’est pas nouveau. La réforme de 2003 avait institué la conditionnalité des aides. En France, le Grenelle de l’environnement avait complété le dispositif dans des domaines particuliers, comme la gestion de l’eau ou la restriction de l’utilisation des produits phytosanitaires. La future Pac va confirmer les processus déjà engagés et bien connus des agriculteurs.
L’accent sera mis sur les rotations culturales, le maintien des prairies permanentes, le couvert végétal et le gel environnemental. Viendront s’y ajouter des mesures spécifiques qui feront l’objet d’un accord contractuel, comme la production biologique. En d’autres termes, un niveau minimum de pratiques et des niveaux complémentaires permettront l’obtention d’aides en contrepartie. Si le mot “verdissement” peut inquiéter les agriculteurs, les instigateurs de la réforme
affirment “qu’il n’est pas question d’en mettre une couche supplémentaire”, ce que souhaitent d’ailleurs la plupart des pays membres de l’Union.

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Construire une entreprise saine et crédible

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Construire une entreprise saine et crédible

Publié le 05 décembre 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Tous les baromètres économiques l’indiquent : l’investissement est en panne, les délais de paiement s’allongent, les trésoreries sont malmenées. De nombreuses entreprises ont du mal à “boucler les fins de mois”. Leur financement est devenu (ou redevenu) une préoccupation majeure. Surtout que les solutions n’abondent pas.
Traditionnellement, les banques sont réticentes à financer de la trésorerie, tout comme elles rechignent à financer un investissement si l’entreprise connaît des
difficultés.
C’est à l’entreprise pour prendre de convaincre mesure de années “d’insouciance” “de méfi ance”. “saine” peut aborder sereinement. C’est quand tout va bien que l’on prépare les périodes plus difficiles. En période de crise, pas facile de trouver de l’argent si l’entreprise montre quelques signes de faiblesse…
Ainsi, mettre en place un financement équilibré de l’entreprise passe inévitablement par la définition des besoins financiers présents et à venir de l’entreprise, la connaissance des outils de financement disponibles, la définition d’arbitrages entre emprunt et autofinancement…
L’objectif construire jour après jour une et du même coup crédible financiers.

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La Pac modifie encore la donne

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La Pac modifie encore la donne

Publié le 02 décembre 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

La Pac… Un terme incontournable chez tous les agriculteurs, un objet d’inquiétude parfois, de débat souvent. La Politique Agricole Commune fixe le cadre institutionnel du fonctionnement des exploitations européennes. Toute modifi cation ou évolution de ce cadre interroge donc les chefs d’exploitation et peut reposer les choix stratégiques et parfois les équilibres économiques.
Ce dossier apporte des analyses (à partir des informations actuelles) sur la politique agricole qui sera mise en place à partir de 2013. Cette politique aura des impacts sur les conditions d’exploitation (environnement et marché), sur le cadre juridique et fi scal. Elle va surtout modifier les choix de gestion qui seront opérés dans les deux années qui viennent.

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Amortissement : croiser les regards

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Amortissement : croiser les regards

Publié le 02 décembre 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Bien raisonner vos amortissements suppose de croiser votre vision avec celle de votre comptable et celle du banquier. Explications.
La décision d’investir ne doit pas dépendre des dotations aux amortissements constatées. Elle répond d’abord à une logique économique s’appuyant sur l’analyse d’une opportunité et sur la capacité à honorer la dépense par l’intermédiaire de l’emprunt.

Un outil de gestion
La dotation annuelle n’est que la conséquence d’un choix d’investissement passé plus ou moins judicieux. Elle constitue une charge issue d’une dépense passée sur laquelle le dirigeant n’a plus de prise.
Par contre, la dotation aux amortissements ne correspond pas à une dépense de l’exercice. Il peut être intéressant de tenir compte de son montant pour faire des réserves qui seront utiles lors du renouvellement des équipements.
Ainsi, quelques indicateurs permettent d’éclairer les exploitants individuels. Le résultat de l’exercice plus la dotation aux amortissements donnent la capacité d’autofinancement. En soustrayant le remboursement du capital des emprunts, on obtient la capacité nette d’autofinancement.
Ces indicateurs permettent d’évaluer les possibilités d’investir, soit en autofinançant, soit en réalisant de nouveaux emprunts. Pour, les entrepreneurs individuels, ils servent aussi à déterminer le montant des prélèvements privés, et à constituer des réserves en prévision d’aléas climatiques,
économiques, familiaux.

L’analyse comptable
La vision comptable permettra ensuite de bien choisir le dispositif d’amortissement le plus adapté. En effet, en comptabilité, l’amortissement va être réparti selon un plan d’amortissement, souvent en mode linéaire, c’est-à-dire un amortissement constant sur la durée de vie prévue. Pour diverses raisons, notamment fiscales, il est possible de déroger à la règle du plan d’amortissement, en plus dans un premier temps, puis en moins ensuite. C’est l’amortissement dérogatoire. Celui-ci intervient comme une provision ayant pour effet de lisser, en constatant la provision la bonne année, et en la réintégrant les exercices où le résultat est moins bon (sous réserve d’avoir comptabilisé au moins un amortissement minimum égal au cumul des amortissements linéaires sur les années amorties. . Ne pas comptabiliser d’annuités d’amortissement revient à perdre le droit à déduction au titre de l’exercice comptable.
Ainsi, dans le compte de résultat, les dotations aux amortissements issues du plan d’amortissement seront comptabilisées en charges d’exploitation.
Les dotations aux amortissements dérogatoires seront traitées en charges exceptionnelles ou en produits exceptionnels.

L’interprétation financière
Le 3ème point de vue à considérer est celui du financier, qui s’intéresse quant à lui au bilan. Ce dernier doit rendre une image fidèle de la situation
patrimoniale de l’entreprise. Ainsi, les amortissements “normaux” seront déduits de la valeur d’origine des biens pour faire apparaître la valeur nette comptable.
Cette dernière est-elle pour autant représentative de la valeur réelle du bien ? À l’évidence, non. Comment une valeur calculée a priori dans le cadre d’un plan d’amortissement pourrait-elle correspondre à la valeur de marché d’un bien d’occasion déterminée a posteriori ?
Néanmoins, la valeur nette comptable, comparée à la valeur d’origine des investissements, permet de se faire une idée générale sur l’ancienneté du parc immobilisé de l’entreprise.
Dans le bilan, les dotations aux amortissements, déduites du résultat inscrit au passif, tiennent leur contrepartie dans la baisse de valeur des immobilisations inscrites à l’actif. Ce sont des opérations dites “de passif à actif“.
Les amortissements dérogatoires, quant à eux, ne nuisent en rien à l’image du bilan. En effet, l’actif du bilan n’est pas modifié par l’amortissement dérogatoire. Ce sont des opérations dites “de passif à passif”. Les dotations exceptionnelles sont déduites du résultat et influent sur la diminution du passif. La contrepartie est une provision pour amortissements dérogatoires inscrite en augmentation de passif pour arriver à un total de 0. Pour le financier, les postes d’amortissements sont très facilement décryptés dans le bilan, quelle que soit la politique adoptée par le chef d’entreprise.

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