Après le démarrage de l’activité, quelles sont les clés de la réussite ?
• La régularité est un facteur clé important : avec le temps, les acheteurs prennent leurs habitudes et reviennent régulièrement. Si la présence est inconstante, le chiffre
d’affaires s’en ressentira rapidement. Même si certains jours, selon les conditions météo, les perspectives de ventes paraissent faibles, il faut tenir sa place.
• L’emplacement. Sur les marchés importants, le rôle du placier est incontournable. La régularité permet peu à peu de pouvoir bénéficier d’un emplacement plus favorable et stable, donc générateur de chiffre.
• La qualité est un autre facteur clé,notamment en commerce alimentaire, ou pour des produits périssables comme l’horticulture.
• Le prix : depuis deux ans, les producteurs vendeurs constatent que les clients font de plus en plus attention au prix, et la crise actuelle va encore renforcer cela. Pensez aussi à regarder les prix moyens pratiqués sur le marché pour ajuster les vôtres.
• La flexibilité. La tendance est aux petites quantités, les ventes en lot perdent du terrain : il faut savoir répondre à cette demande, accepter de vendre à l’unité.
• Le bilan régulier : après une présence de plusieurs mois, il faut prendre le temps de faire un bilan, pour décider de poursuivre ou non sur ce marché, développer sur
plusieurs marchés ou arrêter. Le bilan comporte plusieurs facettes.
Commerciale : mes produits sont-ils adaptés ? Faut-il élargir ma palette ?
Économique : quelle rentabilité ai-je obtenu ?
Humaine : mon temps de présence conforte-t-il mon exploitation ou est-il préjudiciable au reste de mes activités ?
La vente sur les marchés est un pari pour le développement de son exploitation, il est donc nécessaire de bien en mesurer avant et pendant les enjeux et les conséquences pour prendre les bonnes décisions. Mais ce qui est certain, c’est l’enrichissement humain retiré de ce mode de commercialisation.
La réglementation
Il faut se renseigner sur les formalités à accomplir :
• Pour les producteurs, l’attestation de l’inscription à la MSA.
• Un extrait K Bis de moins de trois mois.
• Une attestation d’assurance responsabilité civile.
• Pour les métiers de bouche, deux cas de figure :
- le producteur vend uniquement sa production : l’attestation MSA suffit.
- le producteur vend sa production et accessoirement des produits alimentaires qu’il ne produit pas : il lui faut l’attestation de la direction départementale de la protection des populations avec numéro.
• La dernière fiche de paie ainsi que le récépissé s’il emploie des salariés sur le lieu de vente.
• Le récépissé de la déclaration unique d’embauche.
Attention : les pièces à fournir peuvent varier selon les communes ou les régions !
Et bien sûr, respectez les règles sociales et fiscales, comme le fait de tenir un livre de caisse notamment.


