Archive | Formalités de création

Le commerce de proximité a des cartes à jouer

Tags:

Le commerce de proximité a des cartes à jouer

Publié le 09 janvier 2012 par CERFRANCE

Que sera le commerce de demain ? Il ne pourra que répondre au consommateur de demain, qui lui-même aura modifié son comportement. Découvrons les contours du nouveau commerce de proximité, identifiés par le groupe de Veille économique Métiers du réseau CERFRANCE.

Un consommateur qui veut être libre
« La tendance lourde de l’évolution des clients est dictée par l’évolution des moeurs : l’affirmation de la liberté individuelle s’accentue et devient même dominante. Le client est prêt à évoluer, vivre, consommer dans la précarité pour assouvir son besoin de liberté individuelle. Du coup, les contrats perdent de leur valeur. La société accepte une déloyauté quelque soit le contrat initial. Le contrat moral lui aussi a du plomb dans l’aile.
Le contrat moral, c’est la fidélité d’un consommateur envers une boutique, une marque. L’individu remet en cause le choix à chaque achat. Il ne se soumet plus au respect des codes classiques d’achat (horaires d’ouverture, disponibilité du produit, gamme de prix…). Il achète en fonction du moment, de la simplicité d’achat, des recommandations et du prix. La seule réaction possible : être présent au moment où le client en a besoin.
C’est-à-dire n’importe quand, n’importe où, sur n’importe quel support. Le consommateur ne signera que s’il identifie son intérêt et lui seul. Les services devront donc mettre encore plus en avant les avantages/ou bénéfices du client. Ceux-ci s’orientent principalement vers les services d’installation
et de SAV. »
Pierre Blanchard, conseiller d’entreprise, CERFRANCE Yonne

Le nouveau “bouche à oreille”, c’est “le doigt au clic”
« La notion de proximité a évolué. Un commerçant était dit “de proximité” par la situation géographique de son lieu de vente par rapport au lieu d’habitation,
par sa culture, son histoire, sa manière de communiquer proche de celle du consommateur.
Avec l’arrivée de “nouveaux clients” et de nouvelles attentes, des choix de mobilité différents, la défi nition de la proximité s’est étendue. Un bon emplacement géographique ne suffit plus. Il est essentiel de créer un environnement accessible (drive) et des produits accessibles simplement (présentation claire) ou à tout moment (distribution). Le phénomène d’achat par “tribu de consommateurs” devient de plus en plus marquant : le consommateur décide ses achats en faisant confiance aux avis et recommandations des internautes. Le nouveau “bouche à oreille”, c’est le “doigt au clic” qui crée une nouvelle approche de la proximité, basée sur des codes communautaires, des espaces partagés de discussion, de notation et d’appréciation…
Tous les codes du marketing en sont bouleversés. »
Sylvain Champolivier, responsable conseil, CERFRANCE Alliance Centre

Développer de nouvelles compétences
« La tendance n’est plus à un “seul” magasin qui propose tout mais à plusieurs magasins répondant à ces besoins différents, des besoins spécifiques, ou à la création d’espaces dédiés (la boutique dans la boutique). Cette spécialisation porte sur différents axes : le prix (magasins à prix unique…), le produit à thème (magasins consacrés à la décoration sur le thème de la mer…), la motivation d’achat (magasins Drive, magasins à arrivages de nouveautés…).
La spécialisation pousse les commerçants à élargir leur zone de chalandise, ce qui est virtuellement possible grâce à Internet. Elle les incite également à travailler différemment leur marketing pour faire venir, pour être identifié comme “le spécialiste” dans un domaine. Ce commerçant hyper spécialisé
doit donc maîtriser les moyens modernes de communication. Il se doit de maîtriser les média sociaux tels Facebook, MySpace, Twitter afin de faire la promotion de son commerce et d’inciter ses propres clients à faire de même. Il doit inciter et obtenir la recommandation de son commerce par ses clients.
Pour cela, il doit créer des lieux et événements “rencontres” : un aprèsmidi échanges entre fans de Vampires dans le magasin, une soirée-débat sur le dernier best-seller sorti dans une librairie,…
Il devient aussi un animateur de son magasin. Les marques se commercialisant sur la toile, les commerçants doivent apprendre à présenter les produits, mettre en scène leur magasin afin de répondre aux besoins sensoriels des clients par le biais d’un show room. »
Stéphanie Delille, conseillère d’entreprise, CERFRANCE Eure

Des cartes à jouer
« Le commerce est devenu un service rendu au consommateur. Celui-ci achète une solution, composée d’un produit et d’un service et ne fait pas seulement un choix dans un rayon. Quelles sont les voies possibles pour y répondre ? Le marché des services aux séniors, bien sûr. Une autre orientation importante s’adresse aux nouveaux rurbains (actifs à la ville et résidant à la campagne), qui consomment différemment. Et n’oublions pas le nouveau rapport au temps de chacun d’entre nous, qui grignote l’attractivité des périphéries commerciales et du gigantisme des rayons. Toutefois, il ne suffit pas de dire que le consommateur peut se détacher de la grande distribution de périphérie pour conclure que le centre ville a gagné la bataille. Il se joue actuellement encore une partie, celle de l’immobilier, c’est-à-dire du coût global. »
Pascal Bardot, directeur conseil, CERFRANCE Haute-Savoie

commentaire (0)

Se porter caution, un acte qui vous engage

Tags: ,

Se porter caution, un acte qui vous engage

Publié le 11 mars 2011 par Emmanuel Grange, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute-Savoie

L’octroi d’un prêt n’est pas forcément suspendu à l’existence d’une caution. Cependant, cette garantie est souvent demandée par le banquier, en particulier dans le cas des sociétés. Mais à quoi s’engage exactement le dirigeant, ou l’un de ses proches, lorsqu’il se porte caution ?

Se porter caution est loin d’être un acte anodin. Vous vous engagez en effet à payer la dette d’une autre personne si celle-ci ne l’honore pas. L’acte de cautionnement est formalisé par un écrit qui précise l’étendue de l’engagement : montant (principal, intérêts, frais et accessoires) et durée notamment. Outre la signature de la personne qui se porte caution, une mention manuscrite est obligatoire. Un délai de rétractation de 7 jours est possible, avec toutes les conséquences que cela implique dans la décision du banquier. L’engagement de la caution ne peut être supérieur à celui du débiteur principal (la société qui emprunte par exemple).

Une prise de risque

La caution s’engage en principe sur la totalité de son patrimoine. Néanmoins, d’autres formes de cautionnement sont possibles. Par exemple, le cautionnement hypothécaire permet de n’exposer qu’un bien immobilier précis.

Dans le cas d’un mariage sous le régime de communauté, le consentement du conjoint est requis pour engager les biens communs. Si son engagement est disproportionné par rapport à ses biens et revenus, la banque ne pourra solliciter la caution que si son patrimoine lui permet d’y faire face.

Si la caution est dite « solidaire », son engagement est très étendu. Elle peut être amenée à payer l’intégralité de la dette dès que le débiteur principal est défaillant. Elle peut être actionnée directement, sans poursuite préalable du débiteur principal (elle renonce au «bénéfice de discussion»). En présence de plusieurs cautions, elle peut être poursuivie seule, sans poursuite simultanée des autres cautions (elle renonce au « bénéfice de division»). Le risque est alors très élevé.

Sortir du système

Peut-on révoquer une caution ? Si la caution est à durée déterminée : non. C’est le cas d’une caution couvrant un prêt dont l’échéance est connue d’avance. En cas de divorce, le conjoint qui s’était porté caution peut donc le rester après la séparation !

Si la caution était à durée indéterminée, la caution est révocable à tout moment. Mais vous resterez engagé, à hauteur des dettes existantes, à la date de dénonciation de la caution. En cas de divorce, le conjoint pourrait ici trouver une façon de se désengager totalement ou partiellement des dettes de l’entreprise. La banque est tenue d’informer chaque année les cautions personnes physiques du montant et du terme de leur engagement, ainsi que de la possibilité de résiliation.

Lorsque la dette est soldée (qu’elle est soit payée ou abandonnée), ou lorsqu’elle n’a pas été déclarée en cas de faillite (du débiteur ou de la caution), la caution s’éteint définitivement pour toutes les dettes concernées. Il en va de même si le créancier a négligé certaines contraintes de formalisme.

En revanche, l’arrivé à terme du contrat de caution à durée déterminée, la résiliation unilatérale de la caution, ou son décès, ne permettent de l’éteindre que pour les dettes futures. Celles en cours restent dues.

Choisir l’alternative

Vous avez constitué une Société à Responsabilité Limitée en pensant mettre à l’abri votre patrimoine personnel ? Donner votre caution risque fort de remettre en cause votre stratégie.

Il est toutefois peu probable qu’une banque vous suive sans un minimum de garanties. Dès lors, vous pouvez tenter d’autres propositions :

- gager un véhicule ou une machine ;

- nantir un placement, des parts sociales, le fonds de commerce,…

- bloquer un compte courant d’associé ou augmenter le capital social ;

- recourir à une société de cautionnement mutuel.

Chacun l’aura compris, se porter caution n’est pas un acte à prendre à la légère. Il est donc essentiel de bien vous faire préciser le fonctionnement de l’acte de cautionnement s’il n’y a pas d’autre option possible.

commentaire (0)

Tags:

Une nouvelle vidéo sur la transmission !

Publié le 08 février 2010 par Bénédicte Le Masson, chargée de communication, Conseil National CERFRANCE

Transmettre son entreprise, cette question se posera un jour ou l’autre à tout chef d’entreprise. Il est fondamental d’anticiper et de préparer cette échéance.

Dans la vidéo »Paroles d’expert », nos experts vous apportent quelques judicieux conseils et rappellent les questions incontournables à se poser avant la cession :
- Etes-vous sûr que vous souhaitez vendre votre entreprise ?
- Etes-vous prêt à changer de statut et à passer par exemple du statut de chef d’entreprise à celui de retraité ?
- Avez-vous clairement défini ce que vous vendez ?
- Quel est le profil du repreneur idéal pour votre entreprise ?
- Souhaitez-vous accompagner le repreneur de votre entreprise ?

N’attendez plus, et visionnez nos paroles d’expert !

commentaire (0)

Auto-entrepreneur, oui, mais…

Publié le 04 septembre 2009 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

La plupart du temps, l’auto-entreprise est associée au terme de SIMPLICITE.
Simplicité d’immatriculation, de calcul des charges sociales, de calcul de l’impôt ou encore en matière de comptabilité. Et il faut bien reconnaître que tout ça n’est pas faux.

Par contre, on a un peu trop tendance à oublier que l’auto-entreprise est avant tout une entreprise et que la simplicité qui fait son charme ne suffit pas à assurer sa pérennité. Encore faut-il savoir vendre ses services ou produits, à quel prix les vendre, comment financer le besoin de fonds de roulement….

Auto-entreprise ou pas, ça reste la base.

Il faut aussi savoir qu’on ne gagne pas à tous les coups avec l’auto-entreprise : son régime fiscal et social n’est pas toujours plus avantageux que le Bénéfice Réel Simplifié (avec ou sans assujettissement TVA, en fonction des charges d’investissements, des typologies de clients). Il faut comparer des choses comparables : 21,3 % du chiffre d’affaires, n’est pas forcément plus avantageux que 48 % du bénéfice… mais ça c’est du cas par cas.

Enfin, une dernière remarque : elle concerne le dépassement des seuils de chiffre d’affaires : comment gérer la transition vis-à-vis de la TVA, de prix pratiqués aux clients, de l’impact sur le revenu… ?

En un mot, la SIMPLICITE ne s’oppose pas à la réflexion et à l’analyse, le problème n’est pas de créer mais de durer.

commentaire (0)

Le parcours du combattant ?

Publié le 18 avril 2009 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Les choses ne sont pas toujours simples, surtout pour un créateur peu familiarisé avec les démarches administratives.

Créer son entreprise aujourd’hui peut être long sur le plan administratif, et demander de la méthode. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un obstacle à la création.

Pour être objectif, le plus difficile n’est pas de réunir les pièces du dossier, ni de le déposer, mais bel et bien de choisir sa structure juridique, son régime fiscal et de bâtir un plan de financement acceptable par le banquier.

Ces étapes, aucune simplification administrative ne pourra les réaliser à votre place.

commentaire (0)