Publié le 20 février 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure
Publié le 06 octobre 2011 par CERFRANCE
Terre adélice est une entreprise artisanale ardéchoise qui produit 200 000 litres de glaces et sorbets. Ses créateurs, Bertrand et Xavier Rousselle, ont choisi de cueillir leurs matières premières à la source : ils utilisent du lait entier produit en Ardèche et recherchent fruits, fleurs ou plantes aromatiques d’origine locale.
D’un séjour en Ardèche, les amateurs de glace retiendront sûrement la dégustation de l’un (ou des trois !) sorbets qui ont fait la renommée de l’entreprise Terre adélice : châtaigne, myrtille sauvage ou fromage blanc de chèvre, que la plupart des bonnes adresses de restaurants ardéchois proposent. Mais, à ces trois sorbets, qui à eux seuls résument la richesse et la finesse des productions ardéchoises, c’est plus de 150 parfums de glaces et autres sorbets qu’il faut ajouter, des plus classiques comme la vanille Bourbon de Madagascar aux plus insolites : betterave rouge, basilic, foie gras, coquelicot ou huile d’olive picholine (d’Ardèche !).
Bertrand et Xavier Rousselle sont les cogérants de l’entreprise Terre adélice. Pour ces frères, l’aventure a commencé en 1996. Tous deux cadres, l’un dans le para-agricole, l’autre dans l’industrie automobile, ils font le choix de s’installer en Ardèche, où ils démarrent une activité agricole en société avec leur beau-frère. Ils produisent du Picodon, fromage fermier en appellation d’origine protégée, mais cultivent aussi l’idée de valoriser les nombreux fruits locaux (châtaigne, myrtille, et aussi framboise, abricot, pêche…). “Nous cherchions une idée originale pour nous démarquer de la transformation classique”. Une étude de marché leur permet d’identifier une forte demande locale des restaurateurs pour des sorbets qualitatifs. Les deux frères créent une SARL parallèlement à l’exploitation agricole.
Pendant deux ans, ils assureront seuls la fabrication des sorbets et leur commercialisation, tout en poursuivant la production de fromages. En 1998, ils commencent à embaucher. L’activité se développe régulièrement, toujours dans un souci de préserver la transformation artisanale et de qualité. Dès le début des années 2000, la notoriété
des produits Terre adélice prend une dimension régionale.
Déménagement
Jusqu’en 2005, la production se poursuit dans un atelier de 200 m2, sur le site de l’exploitation agricole. Niché à flanc de montagne sur la commune de Saint-Etienne-de-Serres, l’endroit est idyllique, mais l’accès trop compliqué pour les livraisons. Pas question pourtant de s’éloigner de ce territoire des Boutières, au coeur du parc naturel
régional des Monts d’Ardèche. La communauté de communes leur offre
l’opportunité d’investir une friche industrielle, un ancien moulinage,
à Saint-Sauveur-de-Montagut dans la vallée de l’Eyrieux. Terre adélice s’installe en 2007 comme locataire de ces nouveaux locaux de 1000 m2, à trente minutes de la vallée du Rhône. L’exploitation agricole est alors cédée. En 2009, l’entreprise développe une gamme labellisée “agriculture biologique”. 24 parfums sont proposés en bio. Un choix qui leur permet de s’orienter vers le grand public, via les magasins spécialisés.
Matières premières locales
“Notre principal débouché, pour 60 % des volumes, reste la restauration, en Rhône-Alpes et jusqu’en Lorraine et région parisienne. 40 % des volumes sont commercialisés en magasins
d’épicerie fi ne et de plus en plus en magasins bio partout en France”. Une seconde société est montée pour l’ouverture en 2010 d’un point de
vente à l’enseigne Terre adélice dans le vieux Lyon. Une activité prometteuse puisque la surface du magasin devrait doubler dès cette année. Avec 200 000 litres de glaces et sorbets produits annuellement, Xavier et Bertrand Rousselle ne comptent pas augmenter les volumes. Ils affichent trois priorités : conserver le caractère artisanal hautement qualitatif de leurs produits, développer la gamme bio et augmenter encore la part des matières premières locales. “En 2010, 50 % du montant des achats de nos matières premières étaient réalisés localement, c’est-à-dire en Ardèche et Drôme”. Il s’agit des fruits, plantes aromatiques et fl eurs, mais aussi du lait et de la crème fraîche qui proviennent exclusivement de la laiterie Carrier, entreprise familiale ardéchoise.
Sucres et agrumes constituent l’essentiel des approvisionnements non locaux.
Emballage écologique
Fortement attachés à leur lieu de vie ardéchois et soucieux de préserver
leur territoire, les deux gérants ont aussi entrepris une démarche qualitative sur les emballages. Avec la complicité d’un éco-designer, l’entreprise Terre adélice est lauréate en 2009 du concours Bio Innov pour son emballage carton destiné à la vente grand public. Un packaging sobre, moderne et écologique décliné en boîte de 500 ml ou en petits pots de 120 ml. Devant ces succès, Bertrand et Xavier Rousselle n’oublient pas leur ambition première : proposer des glaces et
sorbets aux goûts “entiers et singuliers, qui réveillent toute la magie de
la nature”.
Carte d’identité
SARL Terre adélice
07190 Saint-Sauveur-de-Montagut
Gérants
Bertrand et Xavier Rousselle
Effectifs
17 permanents + saisonniers
(jusqu’à 7) d’avril à septembre.
Approvisionnement local
50 % en fruits.
100 % en produits laitiers
(lait et crème fraîche).
En savoir plus
www.terre-adelice.eu
Publié le 20 septembre 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes
Avec l’essor des nouvelles technologies, les entreprises artisanales et commerciales doivent faire face à des besoins accrus en capitaux pour assurer leur développement.
Oui, mais comment mobiliser des fi nancements sans perdre le contrôle de son affaire ?
Inventaire des solutions pouvant être envisagées.
Les entreprises artisanales ou commerciales sont quasi exclusivement des entreprises à capitaux familiaux, où le porteur du capital est à la
fois le manager et la principale force de travail. La croissance (en taille) de ces entreprises, les investissements technologiques (artisanat) ou commerciaux, favorisent une demande accrue de capitaux. Ajoutons aussi la timidité des organismes bancaires envers ces entreprises familiales, mais aussi et surtout, la prise de risque capitalistique sur une seule tête, qui rend délicate la question du financement.
Portage familial et actionnariat
Des phases de vie, comme la transmission de l’entreprise ou la croissance externe par rachat, sont par exemple des moments cruciaux qui reposent la question de l’architecture fi nancière.
Les entrepreneurs veulent indéniablement rester maîtres chez eux et donc, ne pas être dépossédés du contrôle de leur affaire. Parallèlement, il ne faut pas alourdir l’endettement financier, mais plutôt consolider ses capitaux propres. Le portage familial est souvent la solution de simplicité retenue. Elle n’est d’ailleurs pas dénuée d’intérêt pour associer une logique patrimoniale à une logique entrepreneuriale.
À condition que tous les porteurs de parts partagent le projet
global de l’entrepreneur dirigeant ! Il semble en effet diffi cile d’imaginer
des porteurs de capitaux passifs, encaissant annuellement les dividendes sans être concernés par la marche de l’entreprise ! Il est donc de la responsabilité du dirigeant d’organiser un système d’information motivant, pour que le porteur simple se sente impliqué : évolution du chiffre d’affaires, innovation dans les procédés
de fabrication, découverte des nouveaux produits, notoriété de l’entreprise…
Il devra communiquer toutes les informations qui vont valoriser l’entreprise, et surtout, le porteur de parts. Au-delà de l’intérêt financier, la motivation va être liée à l’image et à la fierté que l’investisseur en retirera. En ce sens, l’assemblée générale des “actionnaires” doit être abordée non pas comme une simple séance de signatures, mais comme un véritable moment de partage sur la vie de
l’entreprise.
Fonds d’investissement
Le dirigeant peut aussi choisir de faire intervenir des “capital risqueurs”, des apporteurs extérieurs qui ont une proximité physique (investisseurs locaux) ou morale (fonds éthique) avec l’entreprise.
Les fonds d’investissement de proximité (institués en 2003) sont des outils de partage capitalistique. Ils permettent à des entrepreneurs de trouver des investisseurs dans leur région, de partager une même culture et une même connaissance des particularités territoriales. On peut d’ailleurs regretter que le portage soit si peu développé. Les banques mutualistes nord-américaines sont particulièrement dynamiques sur ce mode de financement, véritable levier de développement des petites entreprises.
Des organismes publics comme Oséo* sont aussi particulièrement actifs
dans la prise de participation dans le capital des PME.
La volonté d’ouverture du chef d’entreprise, sa capacité à partager son système d’information, est souvent la clé pour réussir à diversifi er le capital d’une entreprise. C’est d’abord une question d’état d’esprit avant d’être un montage juridique.
Publié le 01 septembre 2011 par Bénédicte Le Masson, chargée de communication, Conseil National CERFRANCE
Nous avons tous entendu parler de sociétés holding, en nous imaginant des multinationales souhaitant se regrouper pour pensions tous que ces dispositions ne concernaient pas les petites entreprises.
Et pourtant, si !
Les chefs d’entreprises de TPE ou PME eux-aussi leurs activités, tout en protégeant leurs acquis. leur vie à une réfl exion sur la cession d’entreprise Le principe juridique, fiscal et financier de la solution adaptée à ces besoins.
C’est ce que vous allez découvrir dans ce dossier offertes par les holdings pour les dirigeants. Vous vous apercevrez ainsi de la géométrie comme un gant sur une main !
Publié le 08 juillet 2011 par Fabien Johanny, juriste, CERFRANCE Cantal
La baisse inexorable des retraites par répartition, déjà maigrelettes pour la plupart des travailleurs indépendants, rend indispensable la compensation par les retraites facultatives.
Voici différentes solutions pour vous constituer un capital-retraite.
Les solutions individuelles pour les indépendants.
Les contrats Madelin
Ce sont des contrats d’assurance de groupe qui permettent de se constituer une retraite par capitalisation, tout en bénéficiant d’exonérations fiscales. Les versements sont encadrés : un montant minimal annuel est fixé. Les plafonds de déductions et les règles de calcul varient selon le type de garantie.
Ils garantissent le versement d’une retraite sous forme de rente viagère (sortie en capital interdite, sauf exception).
Le PERP : comme tout particulier, l’entrepreneur indépendant peut souscrire un plan épargne retraite populaire (PERP). Ce dispositif permet de se constituer un complément de retraite par capitalisation tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d’une déductibilité fiscale des versements. La fréquence et le montant des versements sont libres. L’épargne n’est disponible qu’au moment de la retraite, et peut être perçue à 20% en capital.
L’assurance vie représente également une solution pour se constituer une épargne en vue de la retraite.
Les solutions dans le cadre de l’entreprise
Certains dispositifs collectifs d’épargne retraite peuvent bénéficier à la fois au dirigeant d’entreprise et à ses salariés.
Le Perco (Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif)
Il est ouvert :
- au chef d’entreprise comprenant au moins un salarié (même à temps partiel) et au plus deux cent cinquante salariés.
- au conjoint du chef d’entreprise s’il a le statut de conjoint collaborateur ou de conjoint associé,
- à l’ensemble des salariés.
L’entreprise peut déduire l’abondement (1) versé aux bénéficiaires du PERCO de son bénéfice net imposable ; l’abondement est exonéré de charges sociales (sauf CGS et CRDS), à deux exceptions près : il fait l’objet d’un «forfait social» de 6% et la fraction de l’abondement supérieure à 2 300 euros est soumise à une contribution sociale patronale de 8,2%.
En outre, l’abondement ouvre droit à la constitution, en franchise d’impôt, d’une Provision Pour Investissement (PPI) égale à 25 % de son montant total.
Au moment de la retraite, les bénéficiaires pourront choisir entre un capital et une rente (revenu garanti à vie).
Attention : un PERCO ne peut être mis en place que s’il existe déjà un Plan d’épargne d’entreprise (PEE) ou interentreprises (PEI) au sein de l’entreprise.
Les contrats « article 83 » et « article 39 »
Ces contrats d’assurance vie collectifs conclus en vue de la retraite permettent de prévoir des compléments de pension. Ils sont ouverts à tout ou partie de vos salariés et à certaines conditions.
Certains dirigeants d’entreprise peuvent également en bénéficier. Le président d’une SAS, de même que le gérant minoritaire ou égalitaire d’une SARL, peuvent en faire partie s’ils perçoivent une rémunération qui est assimilée à un salaire.
La cession de l’entreprise
Si vous êtes dirigeant et que vous ne transmettez pas par donation votre entreprise à vos enfants, sa vente ou sa location peut également contribuer à améliorer votre retraite. Si vous prenez immédiatement votre retraite après la vente, vous pouvez être exonéré de taxation sur les plus-values, dans certaines conditions.
Lexique :
(1) Abondement : versement complémentaire de l’employeur déclenché par le versement volontaire des salariés et/ou des dirigeants. Il est plafonné à 300% des versements volontaires, et à 16% du montant annuel du plafond de la Sécurité sociale pour le Perco (soit 5 656 euros en 2011.)
Publié le 04 juillet 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie
Le schéma qui voulait que le départ en retraite corresponde avec une baisse des besoins financiers (la maison est payée, les enfants élevés…) est de moins en moins d’actualité. Les besoins de revenus restent élevés, la durée de vie continue à s’allonger, alors que la pension de retraite représente en moyenne 60 % du revenu d’activité.
Les besoins financiers prennent des formes très différentes selon l’âge du retraité.
Durant les premières années, le retraité profite du temps dont il dispose et consomme des loisirs (voyages, sorties, culture…).
Il n’est pas rare de voir des retraités avec des enfants à charge et des études supérieures à financer…
Avec l’âge, le risque de dépendance peut apparaître. Or, le régime obligatoire ne couvre pas (ou très peu) le risque de dépendance, très coûteuse. Souscrire une assurance dépendance permet d’éviter de faire supporter cette charge à sa famille.
Enfin, évoquons le risque de décès, qui se pose avec d’autant plus d’acuité que le retraité vieillit et que sa santé vacille. La prudence peut amener à souscrire une assurance décès.
Toutes ces situations induisent des besoins financiers importants, plus ou moins pris en charge par les pensions du régime obligatoires. Il faut les intégrer à une réflexion globale portant sur la diversification des sources de financement.
2 étapes et 4 questions pour votre stratégie retraite
1ère étape : tirer le meilleur parti des cotisations versées.
• Quels sont les droits acquis dans le régime obligatoire ?
• Comment optimiser ces droits ?
2nde étape : consolider les droits à retraite.
• Quels seront mes besoins financiers tout au long de ma retraite ?
• Comment compléter les manques de revenus ?
Publié le 20 juin 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire
N’attendez pas le départ en retraite pour savoir combien vous percevrez en retraite de base. Vous risqueriez d’être déçu.
Que peut-on attendre des régimes obligatoires de retraite ? Tout le monde s’est posé la question. Surtout depuis l’automne 2010, avec la troisième réforme des retraites en 20 ans !
Le bon âge…
La grande nouveauté de la réforme 2010, c’est le recul de l’âge de départ en retraite ; il passe progressivement de 60 ans (pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951) à 62 ans, pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1956.
En parallèle, la durée d’assurance est prolongée de 41 à 42 ans (soit 166 trimestres). Sauf ceux qui ont débuté leur carrière jeune, notamment avant l’âge de 20 ans : ils ne pourront pas, en principe1, prendre leur retraite avant 62 ans et vont donc cotiser pendant plus de 42 ans !
Ces grands principes de la réforme sont les mêmes pour tous. Vous le savez, de nombreuses professions ont leurs particularités. C’est le cas pour les artisans et les commerçants. La plupart sont affiliés au régime des travailleurs non salariés non agricoles (Régime Social des Indépendants, le RSI).
Décryptons maintenant le calcul de la retraite lié à ce régime, appelé « régime aligné », ca il fonctionne comme celui des salariés du régime général.
Sacrés trimestres !
Pour bénéficier d’une retraite « dite » à taux plein, il faut bien sûr avoir l’âge requis, mais aussi respecter la condition de durée d’assurance. Autrement dit, atteindre les fameux 166 trimestres validés, au maximum 4 par an.
La validation des trimestres d’assurance vieillesse dépend des revenus déclarés chaque année au RSI et des cotisations appelées en retour.
Si votre revenu est trop faible, le RSI appelle des cotisations sur une base minimale. Malheureusement, celle-ci est bien faible, puisqu’elle ne permet que la validation d’un seul trimestre par an.
Deux ou trois années difficiles dans la carrière, ce sont autant de trimestres validés qui s’envolent, empêchant le travailleur indépendant d’obtenir une carrière complète lors de l’âge possible de départ en retraite. Il n’y a pas de phénomène de compensation, une bonne année valide 4 trimestres et ne peut permettre de rattraper une mauvaise !
Publié le 16 juin 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie
En quelques années, les «services à la personne» se sont fortement développés. La preuve : ces quatre mots vous donneront accès sur internet à près de 70 millions de références ! Les entreprises doivent-elles y voir une concurrence déloyale ou une opportunité ?
Ce n’est pas un hasard si quelques grandes entreprises ont décidé d’investir le marché des services à la personne. Le sujet reste pourtant sensible pour bon nombre de dirigeants de TPE et PME qui vivent les services à la personne comme un problème. Beaucoup s’interrogent : «comment rester concurrentiel face à des entreprises qui bénéficient d’une TVA à 5,5 %, et qui peuvent annoncer à leur client une prestation à moitié prix grâce au crédit d’impôt dont ils bénéficient ?» En période de crise, l’argument peut faire mouche.
Cette concurrence par le prix est d’autant plus forte aujourd’hui que les intervenants sur ce marché ont changé. Cette évolution se perçoit notamment en matière de travaux d’entretien d’espaces verts.
Franchir le pas
Comme le note un paysagiste : «au début, ces services étaient plutôt le fait d’associations d’insertion. Les intervenants n’étaient pas des professionnels. La qualité du travail laissait parfois à désirer, ou le temps passé était tellement important que la facture finale n’était pas moins élevée. Aujourd’hui, la situation est totalement différente, les services à la personne se sont professionnalisés.» Ainsi, à qualité égale, les entreprises de services à la personne ont un argument prix difficile à contrecarrer.
Alors que faire ? Ce paysagiste a tranché : «je réalise les trois quart de mon chiffre d’affaires sur des prestations d’entretien d’espaces verts pour des particuliers. Donc, pour conserver mes clients, je suis passé aux services à la personne.»
Plutôt que de considérer que les services à la personne créent une concurrence déloyale, il a saisi cette opportunité afin de conserver une clientèle de particuliers.
Au-delà de cet exemple concret, le panel des services à la personne est large. Prendre position sur ce créneau peut permettre non seulement de fidéliser une clientèle, mais aussi de s’inscrire dans une logique de conquête de nouveaux marchés.
Activité principale ou de complément
Le choix de la démarche à mettre en œuvre dépendra de l’ampleur de l’activité envisagée. Deux formules s’offrent à vous.
La première consiste à demander l’agrément «services à la personne». L’obtenir permet de bénéficier directement des avantages fiscaux liés au régime. En revanche, elle implique de créer une entreprise dédiée à 100 % à cette activité avec ses propres salariés, moyens de production et les coûts qui vont avec. Emprunter cette voie implique que le développement de l’activité «services à la personne» soit un élément fort de la stratégie de l’entreprise.
À l’inverse, si vous envisagez les services à la personne comme un complément d’activité, il vous reste la «méthode douce», c’est-à-dire l’adhésion à une coopérative spécialisée. «Jusqu’à présent, j’étais pris entre deux feux. Mon entreprise de services informatiques effectue des prestations qui concernent aussi bien les particuliers que les professionnels. Or, pour aller sur le créneau des services à la personne et rester concurrentiel, je devais entrer dans un moule trop contraignant. J’ai adhéré à une coopérative de services à la personne qui me procure un double avantage. Je conserve une entreprise unique et j’ai une offre de services pour chaque clientèle» témoigne ce spécialiste informatique.
En contrepartie d’une prise de participation au capital de la coopérative (d’un montant minime) et d’une commission sur les prestations, vous pourrez bénéficier, comme cet informaticien, de l’agrément, et, en retour, proposer à vos clients une TVA à 5,5 % ainsi que le fameux crédit d’impôt. Ceci, sans rien changer à votre organisation !
À l’origine, les services à la personne étaient plutôt le fait d’associations d’insertion. Aujourd’hui, ils se sont professionnalisés.
Notre analyse
Pour certaines entreprises, les services à la personne peuvent être un véritable levier de développement. L’opportunité est d’autant plus grande que la palette des services à la personne est assez vaste : entretien d’espaces verts, petit bricolage, aide administrative… et que le respect des règles administratives qui régissent ces services sont assez simples à mettre en œuvre.
Publié le 09 juin 2011 par CERFRANCE
La retraite : y avez-vous pensé ?
Willy Mathey, gérant de Doué-la-Fontaine Automobiles, lui, y a pensé avec l’aide de son conseiller, Arnaud Barreau.
Oubliez les préjugés et les non-dits au sujet des retraites existantes ou à venir, des chefs d’entreprise.
De nombreuses possibilités sont envisageables en guise de retraite complémentaire. Comment faire le bon choix ? Il faut d’abord définir les objectifs.
Pensez à l’avenir dès la création de l’entreprise, ça se prépare !
Publié le 06 avril 2010 par Marie-Françoise MENGUY, responsable communication, CERFRANCE Finistère
Quand on crée son entreprise, le faire savoir, c’est primordial pour se faire sa clientèle.
Pas besoin de gros budget ; quelques outils simples peuvent suffire, certains sont même gratuits :
A chaque fois, pour trouver le bon message, posez-vous 4 questions :