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Paroles d’expert n°18 :  Convaincre son banquier

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Paroles d’expert n°18 : Convaincre son banquier

Publié le 06 février 2012 par CERFRANCE

Vous avez un projet de création ou de développement d’entreprise, et vous devez rencontrer votre banquier pour financer ce projet.
Comment faire pour le convaincre ? C’est là, que nos experts interviennent et vous proposent leurs judicieux conseils.

Donnez-vous toutes les chances de réussir votre rendez-vous avec le banquier en prenant les cinq minutes nécessaire pour visionner cette nouvelle chronique de « Paroles d’expert »

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Tour d’horizon des financements externes

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Tour d’horizon des financements externes

Publié le 19 décembre 2011 par CERFRANCE

Voici un lexique des différents outils de financement à votre disposition. Ils peuvent vous servir à fi nancer des investissements immobiliers, des acquisitions de matériels ou encore à consolider la trésorerie.

Les financements à long terme
L’emprunt bancaire est une somme prêtée à une entreprise par une banque avec obligation de la rembourser selon un échéancier préétabli. En contrepartie, l’organisme prêteur perçoit des intérêts. L’emprunt est généralement assorti de prises de garanties qui limitent la prise de risque du prêteur.
L’emprunt aidé est destiné aux créateurs. Il s’agit de sommes octroyées par certains organismes en accompagnement du financement bancaire. Ces organismes peuvent être des collectivités territoriales, Pôle emploi, ou des associations. Ces emprunts doivent être remboursés selon un
échéancier. Leur taux d’intérêts est très faible, voire nul pour les prêts d’honneur.
La location financière est une location pure. Le fournisseur, parfois par l’intermédiaire d’un organisme de crédit, loue à une entreprise un bien mais en reste le propriétaire. Il n’y a pas d’engagement de vendre le bien à la fin du contrat. Le loyer est fixé après prise en compte d’un taux de rémunération pour le financeur.
Le crédit bail est une location avec option d’achat. L’entreprise n’est pas propriétaire du bien pendant toute la durée du financement, mais le fournisseur s’est engagé à le lui vendre pour une valeur généralement dérisoire à la fi n de celui-ci.
Les subventions sont des fonds principalement distribués par l’État ou par les collectivités territoriales, dans l’objectif d’aider au financement
d’investissements ou de financer des charges d’exploitation. Les critères de recevabilité diffèrent suivant l’objet du financement et l’organisme attributaire.
Les subventions ne sont pas destinés à être remboursées, sauf si l’entreprise ne satisfait pas à toutes les conditions stipulées pour leur octroi.
Ainsi, il existe parfois une obligation d’embaucher dans certains délais en contrepartie de leur obtention. Les subventions peuvent se présenter sous la forme de subventions directes (versées à l’entreprise) ou sous la forme de crédit d’impôts.

Les financements à court terme
L’autorisation de découvert est une facilité de trésorerie accordée par la banque qui permet à l’entreprise d’avoir un solde bancaire négatif.
Cette autorisation est plafonnée et est limitée dans le temps. Elle s’assortit de frais financiers.
L’affacturage permet de financer les factures clients avant leur échéance de paiement. L’entreprise se voit régler par anticipation ces créances par le Factor, les clients règlent ensuite directement le Factor. Cette avance est rémunérée par des frais et le Factor se protège généralement par la constitution
d’un fonds de garantie. Les clients doivent avoir été validés par l’organisme d’affacturage.
Le dailly consiste en la remise groupée de créances clients. L’entreprise remet à la banque un bordereau qui récapitule ces créances. Cette remise permet la cession ou le nantissement des créances au profi t de l’établissement qui consent le crédit, sous forme d’avance ou de découvert autorisé.
L’escompte : une entreprise porteuse d’une traite ou d’un billet à ordre non échu (effet) le remet à la banque qui, en retour, lui met à la disposition le montant de cet effet diminué des intérêts et de commissions. Si l’effet est impayé à l’échéance, la banque se retourne contre l’entreprise, qui supporte donc le risque de défaillance.
Le crédit fournisseur correspond aux délais de règlement accordés à une entreprise par ses fournisseurs.

Notre conseil
Chacun de ces modes de financement peut être la bonne solution à une problématique donnée. Avant de s’interroger sur le mode de financement à privilégier, réfléchissez surtout à l’opportunité de l’investissement. Si celui-ci est un atout pour l’entreprise, il convient de lui trouver la solution financière la plus appropriée.

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Construire une entreprise saine et crédible

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Construire une entreprise saine et crédible

Publié le 05 décembre 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Tous les baromètres économiques l’indiquent : l’investissement est en panne, les délais de paiement s’allongent, les trésoreries sont malmenées. De nombreuses entreprises ont du mal à “boucler les fins de mois”. Leur financement est devenu (ou redevenu) une préoccupation majeure. Surtout que les solutions n’abondent pas.
Traditionnellement, les banques sont réticentes à financer de la trésorerie, tout comme elles rechignent à financer un investissement si l’entreprise connaît des
difficultés.
C’est à l’entreprise pour prendre de convaincre mesure de années “d’insouciance” “de méfi ance”. “saine” peut aborder sereinement. C’est quand tout va bien que l’on prépare les périodes plus difficiles. En période de crise, pas facile de trouver de l’argent si l’entreprise montre quelques signes de faiblesse…
Ainsi, mettre en place un financement équilibré de l’entreprise passe inévitablement par la définition des besoins financiers présents et à venir de l’entreprise, la connaissance des outils de financement disponibles, la définition d’arbitrages entre emprunt et autofinancement…
L’objectif construire jour après jour une et du même coup crédible financiers.

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Stratégie retraite : Mieux vaut anticiper

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Stratégie retraite : Mieux vaut anticiper

Publié le 13 juillet 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Réformer le régime des retraites était une nécessité. Les solutions retenues sont-elles les bonnes ? L’avenir le dira, mais nous pouvons déjà imaginer un nouveau nettoyage à l’horizon 2020.

Des travaux de 2010, quelques évidences se dégagent.
Le montant des retraites servi aux nouveaux retraités va diminuer. Aujourd’hui, déjà, il ne représente que 60 % à 66 % du revenu professionnel moyen. Et le maximum est inférieur à 2 000 € par mois.

Le recul de l’âge de départ en retraite n’est, en fait, qu’une première étape dans un processus combiné lié au déséquilibre croissant entre nombre de cotisants et nombre de retraités, mais également à l’âge de plus en plus tardif d’entrée dans la vie professionnelle, sans oublier la progression de l’espérance de vie !

L’allongement de la durée d’assurance n’est qu’une variable d’ajustement des deux paramètres précédents.
En tant que chef d’entreprise, quelles solutions envisager ? Une évidence s’impose : il va falloir « être fourmi plutôt que cigale»… Lors de la phase de vie professionnelle, le réflexe sera de penser à assurer une épargne mobilière ou immobilière pour compléter les revenus de la période de retraite. Cette épargne peut revêtir la forme de retraite complémentaire facultative, mais également celle d’épargne salariale (PEE, PERCO), d’assurance-vie ou encore de placements immobiliers locatifs.

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Des besoins financiers élevés

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Des besoins financiers élevés

Publié le 04 juillet 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Le schéma qui voulait que le départ en retraite corresponde avec une baisse des besoins financiers (la maison est payée, les enfants élevés…) est de moins en moins d’actualité. Les besoins de revenus restent élevés, la durée de vie continue à s’allonger, alors que la pension de retraite représente en moyenne 60 % du revenu d’activité.
Les besoins financiers prennent des formes très différentes selon l’âge du retraité.

Durant les premières années, le retraité profite du temps dont il dispose et consomme des loisirs (voyages, sorties, culture…).
Il n’est pas rare de voir des retraités avec des enfants à charge et des études supérieures à financer…

Avec l’âge, le risque de dépendance peut apparaître. Or, le régime obligatoire ne couvre pas (ou très peu) le risque de dépendance, très coûteuse. Souscrire une assurance dépendance permet d’éviter de faire supporter cette charge à sa famille.
Enfin, évoquons le risque de décès, qui se pose avec d’autant plus d’acuité que le retraité vieillit et que sa santé vacille. La prudence peut amener à souscrire une assurance décès.

Toutes ces situations induisent des besoins financiers importants, plus ou moins pris en charge par les pensions du régime obligatoires. Il faut les intégrer à une réflexion globale portant sur la diversification des sources de financement.

2 étapes et 4 questions pour votre stratégie retraite
1ère étape : tirer le meilleur parti des cotisations versées.
• Quels sont les droits acquis dans le régime obligatoire ?
• Comment optimiser ces droits ?
2nde étape : consolider les droits à retraite.
• Quels seront mes besoins financiers tout au long de ma retraite ?
• Comment compléter les manques de revenus ?

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Optimiser l’obligatoire, une priorité (suite)

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Optimiser l’obligatoire, une priorité (suite)

Publié le 01 juillet 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

La chasse aux trimestres
Pour obtenir ce fameux taux plein de 50 %, plusieurs scénarii sont envisageables.
Soit justifier du nombre de trimestres requis pour faire valoir un départ en retraite à taux plein à partir de 62 ans (168 trimestres). A défaut, l’intéressé devra poursuivre son activité au-delà de 62 ans pour valider les trimestres manquants. Notons toutefois que s’il poursuit son activité jusqu’à 67 ans, l’assuré bénéficiera automatiquement du taux plein, quel que soit le nombre de trimestres validés.

La question des trimestres validés joue un rôle essentiel ; ils peuvent conditionner l’âge du départ en retraite et le montant de la retraite.

Cette analyse de la carrière, incluant la reconstitution des trimestres validés, est indispensable pour estimer le montant des droits à retraite et, du même coup, mesurer les écarts prévisibles entre les besoins et les ressources. Ce n’est qu’une fois ce travail réalisé qu’une « stratégie » retraite pourra être mise en œuvre.

Investissez dans le régime obligatoire
Les artisans et les commerçants ont la faculté de racheter les trimestres manquant. Deux cas de figure peuvent se présenter.
- Ceux qui ont connu des années générant des revenus étaient trop faibles pour valider 4 trimestres peuvent déposer une demande de rachat des trimestres manquants. La demande de rachat doit être faite dans les 6 ans qui suivent la constatation du revenu professionnel, ou, dans l’année qui suit la cessation d’activité. Ces trimestres peuvent être rachetés dans les régimes de base et complémentaire.
- Le rachat des années d’études, dans la limite de 12 trimestres. Le coût des trimestres dépend de trois critères, qui rendront ce rachat plus ou moins intéressant :
. l’âge au moment du rachat : plus le rachat se fait jeune, moins il sera coûteux ;
. le montant du revenu moyen des trois années civiles qui précèdent la demande ;
. le type de trimestre racheté : trimestres qui n’agiront que sur le taux ou trimestres qui agissent sur le taux et la proratisation. Le coût du rachat sera différent selon l’option choisie.
Par exemple, un artisan de 60 ans dont le revenu est de 25 000 € devra débourser 3 051 € pour acheter un trimestre validant le taux seul ou 4 521 € s’il souhaite que ce trimestre agisse sur le taux et la proratisation.

Ce rachat de trimestres est-il rentable ? C’est un calcul à faire pour évaluer le retour sur investissement comme vous le feriez pour toute autre décision d’épargne. Les paramètres à prendre en compte seront d’une part le coût d’acquisition des trimestres (valeur d’achat mais aussi gain fiscal et social lié au rachat) et d’autre part le gain en matière de retraite de base et complémentaire. Le résultat obtenu pourra être comparé avec une rente viagère ou une assurance vie.
Il peut s’avérer intéressant de racheter prioritairement les trimestres correspondant aux années à faible revenu, leur coût est généralement inférieur aux trimestres concernant le rachat des années d’étude.

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Retraite : Financer l’allongement de la vie, analyse d’un défi

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Retraite : Financer l’allongement de la vie, analyse d’un défi

Publié le 24 juin 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

Notre pays vieillit. Il compte de plus en plus de retraités. Le quatrième âge pose de nouvelles questions. Comment trouver un nouvel équilibre entre actifs et retraités.

Le dossier des retraites a largement occupé l’espace médiatique en 2010. Il sera aussi au cœur de la campagne présidentielle pour 2012. La réforme de 2010 porte sur l’âge légal de départ à la retraite, repoussé à 62 ans pour bénéficier d’une retraite sans décote, à condition d’atteindre une durée de cotisation de 41 ans et un trimestre.
L’âge moyen de départ à la retraite en 2009 était déjà de 61 ans et demi. Le démarrage de plus en plus tardif dans la vie professionnelle repousse mécaniquement l’âge réel du départ. Alors, cette réforme a-t-elle déjà un train de retard ? En un sens, oui, car l’âge de départ réel dépasse déjà largement les 60 ans. Non, car cette réforme est indispensable si on veut tenir compte des évolutions sociétales (allongement de la durée de vie, augmentation du nombre de retraités) et de la stagnation de la croissance économique. Ces facteurs socio-économiques pèsent directement sur l’équilibre financier à moyen terme du système par répartition.

15,6 millions de retraités
Dans un tel système, les cotisations des actifs sont immédiatement utilisées pour financer les pensions des retraités. Et l’on compte désormais 15,6 millions de retraités du régime général. Mais quel que soit le système de retraite, par répartition ou par capitalisation, les prestations retraites constituent un prélèvement sur la valeur ajoutée des actifs.
L’équilibre du système de retraite dépend donc de la création de richesse produite collectivement (la croissance du PIB). Il dépend aussi de la répartition de cette croissance entre la rémunération du capital, le financement des dépenses publiques et la rémunération du travail. Une trop forte ponction sur cette richesse peut déséquilibrer l’ensemble de cette architecture. La crise des subprimes aux Etats-Unis remet, par la force, dans le circuit du travail des retraités de 75 ans qui ont perdu leurs économies (leur capitalisation) dans des fonds de pension mal gérés.

L’émergence du quatrième âge
Autre facteur de déséquilibre, l’allongement de la durée de vie. La période de retraite se décompose maintenant en une période active, de 60 ans à 75-80 ans, et ensuite une période de dépendance qui va s’accentuer après 90 ans. L’émergence du quatrième âge va accentuer durablement le déficit du régime des retraites et de l’assurance maladie. La question se pose d’ailleurs sur le financement de cette période de dépendance. Doit-on la financer par les seuls actifs ou par la solidarité nationale ? C’est-à-dire par l’impôt ? Ou bien faut-il imaginer une autre source de financement ?

Un potentiel d’activités
N’oublions tout de même pas que ces transferts financiers sont aussi sources d’activité économique. Les services à la personne se développent rapidement et migrent pour une part du secteur non-marchand (services publics) vers le secteur marchand. Nombre d’entreprises assurent actuellement leur croissance ou se créent autour de ces nouveaux besoins. Un potentiel économique en marge du débat sur les retraites, mais bien réel pour les petites entreprises de service.

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Retraite de base : Combien vais-je percevoir ?

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Retraite de base : Combien vais-je percevoir ?

Publié le 24 juin 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

A ma retraite, combien vais-je percevoir ? Il faut savoir que le régime retraite du RSI repose sur deux piliers, le régime de base calculé sur les revenus, et la retraite complémentaire obligatoire calculée sur les cotisations.

Une double entente
Concernant le régime de base, comme pour les salariés, c’est le revenu annuel moyen des 25 meilleures années qui compte. Attention, le revenu retenu chaque année est limité au plafond annuel de la sécurité sociale (par exemple : 35 352 € en 2011).
Ce revenu annuel moyen est proratisé pour tenir compte de la durée d’assurance vieillesse par rapport à la durée requise pour une carrière complète.
Le résultat ainsi trouvé sera multiplié par un taux. Celui-ci est de 50 % pour une carrière complète ou un départ en retraite postérieur à l’âge légal (65 ans, puis 67 ans). Le taux sera minoré en cas de carrière incomplète pour un départ en retraite entre 60 ans (bientôt 62 ans) et 65 ans (bientôt 67 ans).

A la retraite de base vient s’ajouter la retraite complémentaire obligatoire. Son fonctionnement repose sur une cotisation annuelle qui permet d’acheter des points retraite.
Ces points sont capitalisés chaque année, puis convertis en espèces sonnantes et trébuchantes lors du départ en retraite. L’opération consiste à multiplier le total des points par sa valeur de service retraite (actuellement, environ 1/15e de la valeur d’achat !).

En cumulant la retraite de base et le régime complémentaire obligatoire, le montant de la retraite d’artisan atteint environ 2/3 de son revenu annuel moyen (compter 5 % de moins pour les commerçants).
Dans notre exemple, cela correspond à une retraite comprise entre 10 500 et 11 000 € par an. Il s’agit d’un calcul théorique avec un revenu stable.

Quelques précautions
1) Les années perdues se rattrapent très difficilement : il est fondamental de valider 4 trimestres par an.
2) Le niveau de retraite issu des régimes obligatoires peut ainsi varier (pour une carrière complète) de 400 € par mois à un peu moins de 2 000 € par mois.
A chacun de regarder ce dont il aura besoin à la retraite pour chercher des solutions de comblement !

1 Des cas sont toutefois prévus de départ anticipé (entre 60 et 62 ans) pour incapacité ou pénibilité.

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Retraite de base : La peau de chagrin

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Retraite de base : La peau de chagrin

Publié le 20 juin 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

N’attendez pas le départ en retraite pour savoir combien vous percevrez en retraite de base. Vous risqueriez d’être déçu.

Que peut-on attendre des régimes obligatoires de retraite ? Tout le monde s’est posé la question. Surtout depuis l’automne 2010, avec la troisième réforme des retraites en 20 ans !

Le bon âge…
La grande nouveauté de la réforme 2010, c’est le recul de l’âge de départ en retraite ; il passe progressivement de 60 ans (pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951) à 62 ans, pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1956.
En parallèle, la durée d’assurance est prolongée de 41 à 42 ans (soit 166 trimestres). Sauf ceux qui ont débuté leur carrière jeune, notamment avant l’âge de 20 ans : ils ne pourront pas, en principe1, prendre leur retraite avant 62 ans et vont donc cotiser pendant plus de 42 ans !
Ces grands principes de la réforme sont les mêmes pour tous. Vous le savez, de nombreuses professions ont leurs particularités. C’est le cas pour les artisans et les commerçants. La plupart sont affiliés au régime des travailleurs non salariés non agricoles (Régime Social des Indépendants, le RSI).

Décryptons maintenant le calcul de la retraite lié à ce régime, appelé « régime aligné », ca il fonctionne comme celui des salariés du régime général.

Sacrés trimestres !
Pour bénéficier d’une retraite « dite » à taux plein, il faut bien sûr avoir l’âge requis, mais aussi respecter la condition de durée d’assurance. Autrement dit, atteindre les fameux 166 trimestres validés, au maximum 4 par an.
La validation des trimestres d’assurance vieillesse dépend des revenus déclarés chaque année au RSI et des cotisations appelées en retour.
Si votre revenu est trop faible, le RSI appelle des cotisations sur une base minimale. Malheureusement, celle-ci est bien faible, puisqu’elle ne permet que la validation d’un seul trimestre par an.
Deux ou trois années difficiles dans la carrière, ce sont autant de trimestres validés qui s’envolent, empêchant le travailleur indépendant d’obtenir une carrière complète lors de l’âge possible de départ en retraite. Il n’y a pas de phénomène de compensation, une bonne année valide 4 trimestres et ne peut permettre de rattraper une mauvaise !

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Reprendre une entreprise : le coût fiscal

Publié le 22 décembre 2009 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

L’acquisition des titres fait partie de l’actif personnel professionnel du repreneur. Les conséquences au niveau fiscal sont loin d’être neutres, selon que vous choisissez une société imposée à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS).

  • Dans une société à l’impôt sur le revenu (IR), les emprunts contractés pour acheter les parts seront à prendre sur la quote-part de résultat. Les intérêts d’emprunts seront déductibles.
  • Dans une société à l’IS, les remboursements d’emprunts personnels seront pris, soit sur les rémunérations (soumises aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu), soit sur les dividendes distribués aux associés (soumis à l’IR).

Ainsi, pour rembourser ses emprunts personnels, le jeune repreneur devra préalablement payer des impôts et autres prélèvements sur une somme dont il ne disposera pas.

Exemple :
Achat de parts : 100 000 €
Remboursement de l’emprunt de rachat : – 23 000 €/an
Dividendes nets de fiscalité à recevoir : + 23 000 €
Dividendes à distribuer par la société (taux marginal de 14 %) : 29 000 € environ
Soit un coût fiscal supplémentaire de 6 000 € pour rembourser l’emprunt !

Seule la création d’une société holding peut corriger cette anomalie.
En outre, les droits d’enregistrement seront supportés par le repreneur.

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