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Paroles d’expert n°18 :  Convaincre son banquier

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Paroles d’expert n°18 : Convaincre son banquier

Publié le 06 février 2012 par CERFRANCE

Vous avez un projet de création ou de développement d’entreprise, et vous devez rencontrer votre banquier pour financer ce projet.
Comment faire pour le convaincre ? C’est là, que nos experts interviennent et vous proposent leurs judicieux conseils.

Donnez-vous toutes les chances de réussir votre rendez-vous avec le banquier en prenant les cinq minutes nécessaire pour visionner cette nouvelle chronique de « Paroles d’expert »

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Anticiper, argumenter, assumer

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Anticiper, argumenter, assumer

Publié le 12 décembre 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

S’il est un thème commun à tous les entrepreneurs, c’est bien le financement. À chacun ses astuces, ses contraintes, ses difficultés, sur un sujet commun où les réponses sont aussi diverses que les entreprises. Revue de détails.

Les besoins de financement des entreprises sont très dépendants du secteur d’activité. L’agriculture et l’industrie sont les plus gourmandes en capitaux. Mais le commerce, l’artisanat et certaines activités de services mobilisent aussi des financements conséquents. Or, l’économie actuelle se caractérise par la rapidité
d’adaptation dont doivent faire preuve les entreprises avec, en corollaire, des conséquences sur les engagements financiers.

Une visibilité réduite
Si le financement du cycle de production (court terme) est moins concerné par cette “économie du zapping”, le problème est plus ardu pour les besoins en investissements qui s’étalent sur le moyen et long terme. Chacun peut observer ce phénomène dans la crise financière actuelle. Les investisseurs sanctionnent les entreprises, ou les pays, dont les encours à long terme bloquent les capacités d’adaptation.
L’objectif pour les entreprises est donc d’obtenir un retour sur investissement le plus rapide possible, en tout cas plus court que le terme du financement. Il faut donc dégager rapidement des bénéfices supérieurs à la situation initiale. En fait, tout repose sur l’acceptation du risque. Dans une économie qui s’accélère, la visibilité à moyen terme est réduite, la prise de risque est alors maximale. Dans ce contexte, quelles sont les marges de
manœuvre pour les entrepreneurs ?

Un esprit ouvert
L’anticipation et la pertinence du business plan montrent la voie à suivre. L’anticipation est la capacité à lire les futures adaptations que l’entreprise va pouvoir réaliser. Elle consiste aussi à prendre de l’avance sur ses concurrents et à devancer les besoins des clients.
C’est avant tout une posture, un état d’esprit, une attitude qui va conditionner l’avenir de l’entreprise. Regarder ce qui se passe dans son environnement nécessite curiosité et disponibilité. Cette démarche est parfois compliquée à mettre en oeuvre dans les petites structures, où le dirigeant est bien souvent au four et au moulin. Pourtant, cela devient indispensable. Il y a encore 15 ans, la réussite dans les TPE et PME était liée à des atouts internes à l’entreprise.
Aujourd’hui, cette réussite est conditionnée par le degré d’ouverture du dirigeant, ainsi que sa capacité à recueillir et décoder tout un système d’informations. Ces dernières vont alimenter le business plan et la validation du plan de financement. Il ajuste la dimension du projet d’entreprise aux capitaux injectés, en estimant le délai du retour sur investissement. Il fournit aussi un argumentaire pour le banquier, et appréhende la mesure du risque final.
Ainsi, plus l’incertitude est grande, plus la pertinence de la veille économique de la part de l’entrepreneur va conditionner et sécuriser les emprunts
réalisés. Car l’objectif pour l’investisseur ou le financeur c’est, au bout du compte, de retrouver sa mise de fonds, et pour l’entrepreneur, d’assumer son engagement.

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Crédits : les taux à leur plus bas niveau

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Crédits : les taux à leur plus bas niveau

Publié le 09 juillet 2010 par Marcel Castel, conseiller patrimoine, CERFRANCE Finistère

Après une forte remontée jusqu’en fin 2008, les taux des crédits immobiliers ou professionnels à taux fixe sont revenus à un niveau historiquement bas.

Les taux révisables sur 15 ans se situent aujourd’hui dans une fourchette allant des 2,80 % pour un bon taux à plus de 4,00 % pour un risque élevé d’entreprise.
Ces taux devraient rester stables jusqu’à la fin du 3e trimestre, mais reprendraient au moins 0,50 % fin 2010.

Les taux directeurs européens sont passés de 4,25 % en septembre 2008 à 1,00 % depuis le 7 mai 2009. La banque centrale européenne a baissé son taux directeur à son plus bas niveau historique et donne ainsi la priorité à la relance économique. Mais l’inflation, négative fin 2009, repart à la hausse (+ 1,60 %). En conséquence, les taux courts devraient augmenter au dernier trimestre 2010 de l’ordre de 0,50 à 1 %. L’Euribor 3 mois est à seulement 0,72 % le 11 juin 2010 et l’Euribor 1 an à 1,27 %.

Les taux fixes sur 15 ans se situent aujourd’hui dans des fourchettes historiquement basses pour les prêts à taux fixe :
– pour de l’immobilier «privé» : environ 3,30 – 3,40 % pour un bon taux (avec un apport personnel permettant de réduire le risque pour la banque) à plus de 5,00 % (risque élevé),
– pour des biens professionnels : dans les 3,60 – 3,70 % pour un bon taux, 4,30 à 4,80 % pour les taux moyens et plus de 5,50 % pour un risque d’entreprise élevé.
Ces taux devraient rester stables jusqu’à la fin du 3ème trimestre, mais reprendraient dans les 0,50 – 1 % fin 2010.

La crise financière et économique ramène les taux obligataires au niveau de ceux de 2006. Ainsi en France, le taux de l’OAT 10 ans (obligation émise par l’Etat) a atteint les 4,82 % début juin 2008. Il s’est stabilisé autour des 3,50 % début 2010 mais flirte avec les 3 % depuis un bon mois. Ce taux devrait rester bas au 1er semestre 2010 mais devrait monter fin 2010, pour atteindre les 4,00 %.

Ce taux d’intérêt de référence est utilisé par les banques pour déterminer leurs politiques commerciales. Il reflète de manière assez précise les taux appliqués aux crédits immobiliers ou crédits d’entreprise à long terme.

Taux fixe ou révisable ? Préférez quand même le taux fixe pour un prêt à long terme, à moins d’être capé + 1.

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Assurance décès invalidité : limiter les effets secondaires

Publié le 27 mai 2010 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Quand vous empruntez, vous souscrivez la plupart du temps une assurance décès invalidité (ADI), dont la vocation est de garantir à la banque le recouvrement de son capital en cas de décès ou d’invalidité . L’ADI constitue un véritable outil de prévoyance. Quelles sont les incidences réelles pour les héritiers et ou les associés de l’assuré ?

Le contrat ADI est une relation à trois : une banque qui consent un prêt, un chef d’entreprise qui sollicite le prêt, une compagnie d’assurance qui garantit le remboursement du prêt en cas de décès ou d’invalidité du chef d’entreprise.
La mise en œuvre d’un contrat ADI aboutit au versement d’un capital au bénéficiaire du contrat.

Les conséquences fiscales, sociales et patrimoniales seront très différentes selon la nature du bénéficiaire du remboursement.

  • Dans le cas le plus fréquent, le bénéficiaire est la banque . Le remboursement du prêt par l’assurance se traduira au niveau de l’entreprise par un profit exceptionnel qui viendra majorer l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu que devront payer les héritiers, augmentera l’assiette des cotisations sociales pour les associés restant et alourdira le montant des droits de succession.
  • A l’inverse, si le bénéficiaire n’est pas la banque, les capitaux seront perçus par le ou les bénéficiaires désignés au contrat, qui les utiliseront pour rembourser le prêt. La dette étant maintenue en l’état, aucun profit exceptionnel n’est constaté, de plus les dettes bancaires restant dues, seront déduites de l’assiette de calcul des droits de succession.

Pour limiter les effets secondaires de l’ADI, deux mesures sont envisageables

  • La première consiste à évaluer le coût induit par le remboursement des crédits en cours et de souscrire une assurance permettant de faire face au surcoût. On parle généralement d’assurance « risque fiscal ».

En fait, la logique de l’opération peut surprendre dans la mesure où elle consiste à s’assurer contre les effets de l’assurance.

  • La seconde, consiste à ne pas désigner la banque comme bénéficiaire du contrat d’assurance. Pour autant, la sécurité financière de la banque reste garantie par la mise en place d’un nantissement ou d’un séquestre qui sera chargée de rembourser le prêt bancaire.

Cette formule permet de limiter le coût supporté par les héritiers en cas de décès, et pourquoi pas, d’utiliser les cotisations de l’assurance risque fiscal pour garantir un revenu plus important aux héritiers.

Notre conseil
Les enjeux liés à l’assurance décès invalidité sont tels qu’une véritable réflexion doit être menée au moment de la réalisation du prêt bancaire, qu’il soit professionnel ou privé. Garantir à la banque le remboursement du prêt ne doit pas se faire au détriment de l’emprunteur et de sa succession.

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