Publié le 04 juillet 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie
Le schéma qui voulait que le départ en retraite corresponde avec une baisse des besoins financiers (la maison est payée, les enfants élevés…) est de moins en moins d’actualité. Les besoins de revenus restent élevés, la durée de vie continue à s’allonger, alors que la pension de retraite représente en moyenne 60 % du revenu d’activité.
Les besoins financiers prennent des formes très différentes selon l’âge du retraité.
Durant les premières années, le retraité profite du temps dont il dispose et consomme des loisirs (voyages, sorties, culture…).
Il n’est pas rare de voir des retraités avec des enfants à charge et des études supérieures à financer…
Avec l’âge, le risque de dépendance peut apparaître. Or, le régime obligatoire ne couvre pas (ou très peu) le risque de dépendance, très coûteuse. Souscrire une assurance dépendance permet d’éviter de faire supporter cette charge à sa famille.
Enfin, évoquons le risque de décès, qui se pose avec d’autant plus d’acuité que le retraité vieillit et que sa santé vacille. La prudence peut amener à souscrire une assurance décès.
Toutes ces situations induisent des besoins financiers importants, plus ou moins pris en charge par les pensions du régime obligatoires. Il faut les intégrer à une réflexion globale portant sur la diversification des sources de financement.
2 étapes et 4 questions pour votre stratégie retraite
1ère étape : tirer le meilleur parti des cotisations versées.
• Quels sont les droits acquis dans le régime obligatoire ?
• Comment optimiser ces droits ?
2nde étape : consolider les droits à retraite.
• Quels seront mes besoins financiers tout au long de ma retraite ?
• Comment compléter les manques de revenus ?
Publié le 27 juin 2011 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie
Tirer parti des cotisations que vous versez et étudier le rachat de trimestres avant d’envisager des solutions alternatives. Ce sont les 3 étapes indispensables pour une bonne stratégie de retraite.
Bien malin celui qui peut prédire ce que seront les pensions de retraites dans les années à venir. Pour autant, quel que soit le point de vue que l’on défende, mettre en place une stratégie retraite en faisant abstraction du régime obligatoire n’a pas de sens.
Soyons pragmatiques. Nous n’avons que deux certitudes : le régime obligatoire existe et les cotisations sociales sont obligatoires. Avant d’envisager des dépenses complémentaires, il serait dommage de ne pas chercher à tirer le meilleur parti des cotisations versées.
Ne pas se limiter au revenu
Quels sont les droits acquis dans le régime obligatoire ? Déterminer ses droits à retraite implique de se pencher sur deux paramètres fondamentaux du calcul de retraite : le revenu et les trimestres validés.
Le revenu sert de base au calcul des cotisations et des droits à retraite. C’est l’élément le plus tangible pour chacun d’entre nous. Pour autant, un revenu élevé n’est pas toujours synonyme d’une retraite élevée.
En effet, le revenu pris en compte pour la retraite de base, qui représente l’essentiel des droits, est limité au plafond de la sécurité sociale (35 352 € en 2011). Et le revenu moyen est calculé sur une longue durée, 25 ans, ce qui rend d’autant plus difficile l’obtention d’un revenu moyen correspondant au plafond de la sécurité sociale.
Enfin, le revenu n’est qu’une composante du calcul de la retraite. Si le taux plein de 50 % n’est pas atteint, le salaire moyen sera minoré, et éventuellement proratisé si les trimestres validés sont inférieurs au nombre de trimestres de référence.
Par exemple : un artisan dispose d’un revenu moyen de 25 000 €. S’il bénéficie du taux plein de 50 % et de tous les trimestres nécessaires pour un départ en 2012, sa retraite de base sera de 12 500 € par an.
S’il bénéficie du taux plein de 50 %, mais ne totalise que 140 trimestres validés sur les 164 trimestres nécessaires, sa retraite de base sera de 10 670 € par an. Enfin, s’il bénéficie d’un taux de 37,5 % et de 140 trimestres validés sur les 164 trimestres nécessaires, sa retraite de base sera de 8 003 € par an.
Incontestablement, le revenu est un enjeu. Mais il est loin d’être le seul. La durée de cotisation et les modalités d’acquisition du taux plein sont tout aussi importantes. Ces éléments agiront sur la retraite de base mais joueront également sur la retraite complémentaire, qui dépend en partie de la retraite de base.
Mathématiquement, la retraite complémentaire est simple à déterminer. A un revenu (sans plafonnement) correspond un montant de cotisations de retraite complémentaire, qui donne accès à des points. Pour obtenir le montant de la retraite complémentaire, il suffit de multiplier le nombre de points acquis pendant sa carrière par la valeur du point.
Simple, oui. Mais seulement si la retraite de base est elle-même validée à taux plein. Sinon, la retraite complémentaire sera diminuée d’un coefficient d’anticipation variant de 1 à 1,25 % par trimestres manquant pour atteindre le taux plein. Sur ces bases, la retraite complémentaire peut être minorée de 22 %.
Publié le 24 juin 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire
A ma retraite, combien vais-je percevoir ? Il faut savoir que le régime retraite du RSI repose sur deux piliers, le régime de base calculé sur les revenus, et la retraite complémentaire obligatoire calculée sur les cotisations.
Une double entente
Concernant le régime de base, comme pour les salariés, c’est le revenu annuel moyen des 25 meilleures années qui compte. Attention, le revenu retenu chaque année est limité au plafond annuel de la sécurité sociale (par exemple : 35 352 € en 2011).
Ce revenu annuel moyen est proratisé pour tenir compte de la durée d’assurance vieillesse par rapport à la durée requise pour une carrière complète.
Le résultat ainsi trouvé sera multiplié par un taux. Celui-ci est de 50 % pour une carrière complète ou un départ en retraite postérieur à l’âge légal (65 ans, puis 67 ans). Le taux sera minoré en cas de carrière incomplète pour un départ en retraite entre 60 ans (bientôt 62 ans) et 65 ans (bientôt 67 ans).
A la retraite de base vient s’ajouter la retraite complémentaire obligatoire. Son fonctionnement repose sur une cotisation annuelle qui permet d’acheter des points retraite.
Ces points sont capitalisés chaque année, puis convertis en espèces sonnantes et trébuchantes lors du départ en retraite. L’opération consiste à multiplier le total des points par sa valeur de service retraite (actuellement, environ 1/15e de la valeur d’achat !).
En cumulant la retraite de base et le régime complémentaire obligatoire, le montant de la retraite d’artisan atteint environ 2/3 de son revenu annuel moyen (compter 5 % de moins pour les commerçants).
Dans notre exemple, cela correspond à une retraite comprise entre 10 500 et 11 000 € par an. Il s’agit d’un calcul théorique avec un revenu stable.
Quelques précautions
1) Les années perdues se rattrapent très difficilement : il est fondamental de valider 4 trimestres par an.
2) Le niveau de retraite issu des régimes obligatoires peut ainsi varier (pour une carrière complète) de 400 € par mois à un peu moins de 2 000 € par mois.
A chacun de regarder ce dont il aura besoin à la retraite pour chercher des solutions de comblement !
1 Des cas sont toutefois prévus de départ anticipé (entre 60 et 62 ans) pour incapacité ou pénibilité.
Publié le 20 juin 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire
N’attendez pas le départ en retraite pour savoir combien vous percevrez en retraite de base. Vous risqueriez d’être déçu.
Que peut-on attendre des régimes obligatoires de retraite ? Tout le monde s’est posé la question. Surtout depuis l’automne 2010, avec la troisième réforme des retraites en 20 ans !
Le bon âge…
La grande nouveauté de la réforme 2010, c’est le recul de l’âge de départ en retraite ; il passe progressivement de 60 ans (pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951) à 62 ans, pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1956.
En parallèle, la durée d’assurance est prolongée de 41 à 42 ans (soit 166 trimestres). Sauf ceux qui ont débuté leur carrière jeune, notamment avant l’âge de 20 ans : ils ne pourront pas, en principe1, prendre leur retraite avant 62 ans et vont donc cotiser pendant plus de 42 ans !
Ces grands principes de la réforme sont les mêmes pour tous. Vous le savez, de nombreuses professions ont leurs particularités. C’est le cas pour les artisans et les commerçants. La plupart sont affiliés au régime des travailleurs non salariés non agricoles (Régime Social des Indépendants, le RSI).
Décryptons maintenant le calcul de la retraite lié à ce régime, appelé « régime aligné », ca il fonctionne comme celui des salariés du régime général.
Sacrés trimestres !
Pour bénéficier d’une retraite « dite » à taux plein, il faut bien sûr avoir l’âge requis, mais aussi respecter la condition de durée d’assurance. Autrement dit, atteindre les fameux 166 trimestres validés, au maximum 4 par an.
La validation des trimestres d’assurance vieillesse dépend des revenus déclarés chaque année au RSI et des cotisations appelées en retour.
Si votre revenu est trop faible, le RSI appelle des cotisations sur une base minimale. Malheureusement, celle-ci est bien faible, puisqu’elle ne permet que la validation d’un seul trimestre par an.
Deux ou trois années difficiles dans la carrière, ce sont autant de trimestres validés qui s’envolent, empêchant le travailleur indépendant d’obtenir une carrière complète lors de l’âge possible de départ en retraite. Il n’y a pas de phénomène de compensation, une bonne année valide 4 trimestres et ne peut permettre de rattraper une mauvaise !
Publié le 22 décembre 2009 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire
Combien vaut l’entreprise que vous envisagez de reprendre ?
Les méthodes d’évaluation permettent au vendeur et aussi à vous, l’acheteur, de se fixer les idées avant la négociation finale.
Pour parvenir au « juste prix », plusieurs méthodes peuvent être croisées :
- les méthodes patrimoniales : elles prennent isolément tous les éléments du fonds de commerce pour en additionner les valeurs ;
- les méthodes par comparaison, censées représenter la valeur de marché d’un fonds équivalent sur la même période ;
- les méthodes économiques : elles font ressortir, au travers des résultats passés et/ou prévisionnels, les capacités à rentabiliser le rachat.