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Conquérir et fidéliser : 5 leviers pour passer à la vitesse supérieure (2ème levier)

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Conquérir et fidéliser : 5 leviers pour passer à la vitesse supérieure (2ème levier)

Publié le 25 mars 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure

À l’heure où nombre de chefs d’entreprise font le dos rond pour passer la tempête économique, vous pouvez, au contraire, adopter une attitude offensive pour prendre des parts de marché, et disposer d’une longueur d’avance lorsque la reprise sera au rendez-vous.Pour rouler plus vite et plus loin, vous disposez de 5 leviers !

2 – Bâtir votre plan d’actions commerciales

Le plan d’actions commerciales (Pac) est la mise en forme pratique de votre stratégie. Il détaille les étapes et les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre vos objectifs de développement.

Votre Pac doit porter sur :
• Le potentiel et les moyens : le marché, les cibles, l’offre produits/services, les prix, l’image et la notoriété.
• Les opérations terrain : les actions de prospection, la fidélisation de la clientèle existante. Ne courrez pas plusieurs lièvres à la fois. Soyez pragmatique. Identifiez vos priorités et vos enjeux, puis procédez par étapes successives.
• Les outils de vente : inventoriez ce dont vous disposez et ce que vous devez réaliser : documents publicitaires et techniques, argumentaires de vente ou, pour un commerçant, agencement de son lieu de vente ou de sa vitrine.
• La gestion de l’information commerciale : l’organisation en interne, les outils et procédures permettant de suivre et d’assurer la bonne communication et la bonne utilisation des informations (demande de devis, origine origine de prescriptions, suivi et relance des devis, suivi des commandes, des chantiers, des réclamations…), et aussi la gestion des fichiers (prospects, clients, partenaires, prescripteurs…).
• La communication : les axes et les actions de communication à mettre en oeuvre pour soutenir les efforts de vente, la publicité et ses différentes formes (mailing, e-mailing, site internet et référencement, salons, carte de fidélité…) en cohérence avec votre budget.
• La gestion de l’équipe de vente (si vous en possédez une) : la mise en place d’un management commercial par objectifs, la mise en place d’un système de suivi des vendeurs, de contrôle et d’analyse des résultats.
Conseil pratique – L’expérience démontre que les entreprises les plus efficaces sont celles qui ont réalisé un plan d’actions commerciales répondant à l’ensemble de ces critères. Tous ne vous concernent peut-être pas. Toutefois, avant d’en écarter un, posez-vous la question de savoir si, tout compte fait, ce n’est pas ce point qui peut vous aider à être plus performant et à vous différencier de vos concurrents.

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Conquérir et fidéliser : 5 leviers pour passer à la vitesse supérieure (1er levier)

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Conquérir et fidéliser : 5 leviers pour passer à la vitesse supérieure (1er levier)

Publié le 15 mars 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure

À l’heure où nombre de chefs d’entreprise font le dos rond pour passer la tempête économique, vous pouvez, au contraire, adopter une attitude offensive pour prendre des parts de marché, et disposer d’une longueur d’avance lorsque la reprise sera au rendez-vous.Pour rouler plus vite et plus loin, vous disposez de 5 leviers !
1- Définir votre offre commerciale
Beaucoup de chefs d’entreprise souhaitent proposer l’offre la plus large possible. En augmentant la taille du filet, ils pensent pouvoir pêcher davantage de poissons. Sauf que cela peut présenter des risques : perte de cohérence (entre les produits ou services vendus), de crédibilité (on ne peut pas être le spécialiste en tout) et de tranquillité
(mise en concurrence inutile). Alors, pour bien élaborer votre offre, il faut faire des choix, et surtout, vous focaliser sur vos forces, vos différences et votre valeur ajoutée. Au-delà du rapport qualité/prix, misez sur le service pour capter de nouveaux clients et fidéliser les autres. Ensuite, pour valoriser vos produits, services et savoir-faire, réalisez votre argumentaire en trois points :
• à qui mon offre s’adresse-t-elle ?
• pour quels usages ?
• avec quels bénéfi ces clients ?
Conseil pratique – Pour réaliser ce travail, vous pouvez vous appuyer sur l’offre d’un concurrent, en vous demandant comment vous pouvez vous positionner différemment, en valorisant encore mieux les services et bénéfices apportés. Matérialisez ensuite cet argumentaire au travers d’outils de communication (plaquette,
site web, affichage, publicité…). Vos supports doivent être ciblés et séduisants pour attirer vos clients dans votre point de vente, donner l’envie à vos prospects d’en savoir plus, en sollicitant un rendez-vous, une démonstration ou un devis.

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Hausse de prix : comment oser la répercuter

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Hausse de prix : comment oser la répercuter

Publié le 05 mars 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure

Ce n’est pas toujours facile de répercuter une hausse deprix et de défendrevotre marge face à desacheteurs qui, eux aussi, ontdes impératifs économiques. Zoom sur des pratiques commerciales éprouvées pour maintenir votre rentabilité.
De nombreux chefs d’entreprises sont mal à l’aise au moment d’évoquer une hausse de tarif à leurs clients. “Va-t-il accepter ou solliciter la concurrence ? Suis-je obligé de réduire ma marge pour garder le marché ?”
En face, le verdict tombe : “Je regrette, mais il va falloir revoir votre offre à la baisse !” Que répondre à un acheteur déterminé à vous faire plier ? Ce n’est pas simple. Surtout si vous tenez à le conserver comme client.
Bien se préparer
Dans le domaine commercial, ne pas se préparer, c’est se préparer à se faire oublier ! L’annonce d’une hausse de prix ne doit pas “sortir du chapeau” de manière inattendue. Personne n’aime se voir appliquer une hausse de prix. C’est encore pire s’il n’y a pas eu d’information préalable. Quelque temps avant l’annonce, commencez à parler à votre client des tendances de l’économie favorables aux augmentations, de la flambée des matières premières, des hausses annoncées par d’autres fabricants ou fournisseurs… Préparez vos arguments en apportant des preuves tangibles (par exemple, la copie d’une lettre d’un fournisseur annonçant une hausse). Ainsi, ne dites pas :
“les coûts du cuivre ont augmenté d’environ 15 %”. Mais plutôt, “du fait de l’augmentation du prix du cuivre, nos coûts ont augmenté de 14 % chez tel fournisseur et de 15,5 % chez tel autre”. Vous donnerez l’impression que ce n’est pas vous qui augmentez les prix, mais que vous réagissez, en bon gestionnaire, à une hausse.
Prendre les devants
Si vous informez votre client suffisamment à l’avance, il pourra ajuster ses commandes ou trouver une alternative.
Vous sentez que la hausse peut l’inciter à passer à la concurrence ? Alors, prenez les devants. Vous pouvez avoir intérêt, lors de la négociation, à proposer une alternative. Cette démarche constructive présente trois avantages :
• communiquer au client l’idée que la hausse est définitive et non négociable ;
• tester son état d’esprit. Si vous lui proposez une alternative moins chère et que cela ne l’intéresse pas, c’est un bon indicateur qu’il accepte la hausse ;
• rester dans la course. Si le client accepte votre alternative meilleur marché, il vaut peut-être mieux diminuer un peu en chiffre d’affaires et en marge que de tout perdre.
Être “pro”
Simplifiez la vie de votre client. Par exemple, si vous êtes sous-traitant ou grossiste, fournissez-lui un tableau avec chacune des références, avec l’ancien prix et le nouveau prix unitaire. Plus vous lui faciliterez la gestion de la hausse, plus il la mettra en place rapidement. Personne n’aime voir les tarifs augmenter, mais les hausses de prix font partie du business. Autant les gérer de façon professionnelle.

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Objectifs commerciaux : soyez “smart” !

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Objectifs commerciaux : soyez “smart” !

Publié le 29 février 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure

Dans une société et une économie en mouvement, tout chef d’entreprise doit se demander où il veut aller, et ce qu’il doit atteindre. C’est en se fixant des objectifs commerciaux cohérents et clairs qu’il réussira à impliquer son équipe dans leur réalisation. La bonne attitude : être “smart*”.
De nombreux chefs d’entreprises disent ne pas avoir besoin de se fixer d’objectifs commerciaux. Ils jugent cette “pression” inutile, d’autant qu’ils font déjà le maximum.
A priori, tout entrepreneur est impliqué dans le développement de son entreprise, dont le résultat dépend, en partie, des réalisations commerciales. Pourtant, à défaut d’avoir fixé une “barre” à passer, ses efforts, le plus inconsciemment du monde, ne seront pas au maximum des possibilités.
Voilà pourquoi il est nécessaire de fixer des objectifs pour l’entreprise et pour tous ceux qui participent à son développement commercial (chef d’entreprise, associés, commerciaux, agents, assistantes…).
Soyez cohérent
Où voulons-nous aller ? Cette question vous permettra de définir un objectif global en phase avec votre stratégie commerciale. La cohérence entre les objectifs de l’entreprise et ses objectifs commerciaux est de mise. Il faut hiérarchiser les objectifs en fonction de l’enjeu global.
Impliquez-vous
Une fois les objectifs défi nis, tous les acteurs commerciaux de l’entreprise doivent pouvoir s’impliquer dans leur réalisation, grâce à une bonne compréhension
des enjeux et à une vision plus globale de la stratégie. Mettre en cohérence, c’est donner du sens à l’action de chacun.
Comprendre sa place au sein de l’entreprise, expliquer le lien qui unit objectifs individuels et objectifs de la société est fondamental.
De même, il faut développer la cohésion d’équipe  pour entretenir l’envie d’atteindre ensemble les objectifs fixés. Le chef d’entreprise doit aussi savoir reconnaître et motiver, en responsabilisant et en réassurant chacun. Tout commercial doit être convaincu que si on lui confie cet objectif, c’est qu’on l’estime compétent pour l’atteindre. Cela va renforcer sa confiance en lui et son envie de réussir… pour peu que l’objectif ait été négocié au préalable.
Pilotez “smart”
Vos objectifs doivent être régulièrement évalués en fonction de l’évolution  de votre activité, de vos actions commerciales et de la conjoncture (hebdomadaire, mois, trimestre…). Pour bien évaluer votre performance commerciale et piloter les actions correctives éventuelles, vos objectifs commerciaux doivent être “smart” :
Spécifiques : simples et sans ambiguïté pour chaque acteur commercial. Par exemple, un chef d’entreprise peut fixer à son assistante : 100 % des devis émis sont relancés dans les 48 heures qui suivent l’envoi pour obtenir l’avis du prospect.
Mesurables, clairs, précis et quantifiés pour estimer leur état d’avancement. Exemple pour un vendeur : 15 nouveaux clients en contrat de maintenance par trimestre.
Ambitieux mais atteignables. Des objectifs inaccessibles n’emportent jamais bien longtemps l’adhésion des acteurs commerciaux. Exemple : progression de 15 % du chiffre d’affaires si la croissance de l’année précédente était de 10 %.
Réalistes en fonction des moyens, du temps commercial à consacrer, des compétences à votre disposition et aussi du potentiel de votre marché.
Un commercial que vous venez d’intégrer ne pourra pas réaliser, dans un premier temps, les mêmes objectifs qu’un commercial confirmé et opérationnel.
Temporels, c’est-à-dire définis dans le temps. Exemple : progression de 15 % du chiffre d’affaires sur les ventes réalisées du 1er janvier au 31 décembre 2012.

*Smart (anglais) : intelligent, malin, élégant

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Le client plus roi que jamais

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Le client plus roi que jamais

Publié le 25 février 2012 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

La relation client est, et va être, de plus en plus au coeur de la réussite des entreprises.
La crise financière rebat les cartes de la stratégie des entreprises, que ce soit au niveau de la production (relocalisation de certaines activités) ou sur le plan commercial. La distribution est en pleine mutation. Le client consommateur est plus complexe à appréhender. Des concepts commerciaux émergent : segmentation, différenciation… L’objectif n’est plus de satisfaire beaucoup de monde, mais plutôt de satisfaire beaucoup certains clients.
Le règne de l’immatériel
Bien sûr, il y a toujours des gammes, oui mais, à l’intérieur d’un univers de produits bien identifiés. Les clients doivent se retrouver autour d’un concept fort où l’immatériel (image, marque, valeurs, relations…) va porter l’ensemble de l’offre commerciale. Comme le résume Philippe Moati, directeur de recherche au Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie (Crédoc) : “les concepts généralistes avaient tendance à ratisser large. Aujourd’hui, il faut créer des concepts qui labourent profond.” Les entreprises doivent s’interroger sur le circuit de distribution le plus adéquat leur permettant de labourer profond. Quel est le circuit qui va porter
au mieux mon concept, mon produit, mon offre de service ? Qui va me permettre de satisfaire pleinement mon client ? Le consommateur achète moins le produit ou le service pour sa valeur intrinsèque, mais plus pour les effets qu’ils peuvent procurer. L’argumentaire de vente doit se concentrer sur les effets induits et non sur le produit en lui-même.
La maîtrise du circuit de distribution
Dans cette nouvelle économie, le centre de gravité du pouvoir et de la valeur ajouté se déplace vers l’aval. Voilà pourquoi certaines entreprises s’interrogent sur la meilleure manière de se réapproprier la distribution de leurs produits ou services, afin d’évoluer au plus près du client. Attention donc, pour nombre de petites entreprises, à ne pas devenir des sous-traitants de circuits commerciaux qu’ils ne contrôlent plus. Un risque qui apparaît déjà dans l’artisanat.
Les stratégies commerciales sont aussi impactées par les technologies de l’information et de la communication. La dématérialisation de l’acte commercial ne doit pas faire oublier qu’au bout de la connexion internet, il y a physiquement un client qu’il faut servir (satisfaction) avant de s’en servir (réaliser la vente) ! La dématérialisation
impose plus d’effort pour fidéliser le client. Il ne suffit pas d’avoir un site pour asseoir une stratégie commerciale.
Pourtant, développer une offre grâce à l’e-commerce peut aussi donner, à une petite entreprise, l’opportunité inespérée d’accéder à un marché de dimension nationale, avec un coût d’approche du client très compétitif. Cette nouvelle relation au client impose une attitude appropriée. La plupart des
entrepreneurs en sont conscients. 70 % d’entre eux estiment que “les mutations sociétales sont le facteur principal des évolutions commerciales.”
Ils sont aussi 58 % à penser que “leurs efforts doivent porter en priorité à créer une relation plus profonde et plus riche avec les clients.” Dont acte.

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Vendre : une compétition de haut niveau

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Vendre : une compétition de haut niveau

Publié le 20 février 2012 par Christophe Delestre, Directeur Commercial et Communication, CERFRANCE Eure

Beaucoup de chefs d’entreprises, qui créent ou qui reprennent une affaire, misent sur un savoir-faire technique. Ils sont spécialistes dans leur domaine.
Or, pour réussir aujourd’hui, l’entrepreneur doit s’appuyer sur 3 piliers : la technique, la gestion et le commercial. L’erreur courante consiste à croire que le développement repose uniquement sur une bonne gestion et un savoir faire technique. C’est d’autant plus faux que le contexte économique se tend, avec une offre importante et une demande qui augmente peu. La concurrence accrue place les entreprises dans une situation de plus en plus inconfortable. Elle impose aux entrepreneurs de renforcer leur efficacité commerciale. Ceci, quelle que soit l’activité : commerce, artisanat, services… Chaque jour, les entreprises sont appelées à remporter des compétitions de haut niveau. Par exemple, il devient extrêmement rare d’être l’unique fournisseur consulté. Comme tout sportif de haut niveau, vous devez faire la différence pour gagner le match sur vos adversaires. Or aujourd’hui, si le chef d’entreprise participe à de nombreux matches au quotidien, il s’entraîne très peu !
Notre dossier a pour objet de vous permettre de rentrer dans une logique commerciale, indispensable dans le contexte économique actuel. Vous y trouverez des conseils pour réaliser le diagnostic de votre organisation, bâtir votre stratégie commerciale, mieux définir vos objectifs commerciaux et élaborer vos plans d’action.
Vous y trouverez des méthodes qui vous permettront de “préparer et travailler le geste” afin d’être offensif en toutes circonstances.
Maîtriser les compétences commerciales clés devrait vous permettre de remporter de belles victoires.
t ou qui reprennent une affaire,misent sur un savoir-faire technique. Ils sont spécialistes dans leur domaine.Or, pour réussir aujourd’hui, l’entrepreneur doit s’appuyer sur 3 piliers : la technique, la gestion et le commercial. L’erreur courante consiste à croire quele développement repose uniquement sur une bonne gestion et un savoirfairetechnique. C’est d’autant plus faux que le contexte économique setend, avec une offre importante et une demande qui augmente peu.La concurrence accrue place les entreprises dans une situation de plusen plus inconfortable. Elle impose aux entrepreneurs de renforcerleur effi cacité commerciale. Ceci, quelle que soit l’activité : commerce,artisanat, services… Chaque jour, les entreprises sont appelées à remporterdes compétitions de haut niveau. Par exemple, il devientextrêmement rare d’être l’unique fournisseur consulté. Commetout sportif de haut niveau, vous devez faire la différencepour gagner le match sur vos adversaires. Or aujourd’hui, sile chef d’entreprise participe à de nombreux matches auquotidien, il s’entraîne très peu !Notre dossier a pour objet de vous permettre de rentrerdans une logique commerciale, indispensabledans le contexte économique actuel. Vous y trouverezdes conseils pour réaliser le diagnostic de votre organisation,bâtir votre stratégie commerciale, mieux défi nirvos objectifs commerciaux et élaborer vos plans d’action.Vous y trouverez des méthodes qui vous permettront de “prépareret travailler le geste” afi n d’être offensif en toutes circonstances.Maîtriser les compétences commerciales clés devrait vous permettrede remporter de belles victoires.Christophe Delestre,directeur commercial et communication

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Un outil pour préparer la transmission

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Un outil pour préparer la transmission

Publié le 15 février 2012 par CERFRANCE

La location-gérance permet de concéder, totalement ou partiellement, la location d’un fonds de commerce à un gérant. Le propriétaire tire ainsi profit de son actif commercial, tout en se déchargeant des soucis d’exploitation.
Cette formule juridique peut permettre de préparer une transmission.

La location-gérance permet d’organiser une transmission d’entreprise en deux étapes : d’abord le transfert de l’exploitation du fonds, puis la vente du fonds proprement dit. Pour que la formule fonctionne, propriétaire et locataire doivent trouver un intérêt mutuel à conclure une location-gérance. La redevance doit correspondre à la rentabilité de l’affaire pour que le locataire soit en mesure de réaliser un bénéfice. Et le propriétaire doit pouvoir en tirer un juste avantage.

La passation de pouvoir s’effectue généralement en deux temps. Le propriétaire reste le dirigeant de la société constituée pour exploiter le fonds, afin d’en assurer la continuité. Puis, il laisse la place à son successeur. Ce dernier est associé, dès le départ, à la gestion. Il bénéficie d’une quote-part de résultat. En outre, dans le cadre d’une convention, le successeur est assuré qu’il pourra devenir propriétaire du fonds.

Le bon moment

La location-gérance permet de procéder à la vente du fonds au moment le plus adéquat. Le locataire gérant teste les potentialités du fonds et ses perspectives de rendement. La durée du contrat lui laisse le temps de se procurer les deniers nécessaires à l’acquisition.

Des avantages fiscaux

Le propriétaire sera quant à lui exonéré des plus-values selon sa situation :

• selon qu’il fait valoir ses droits à retraite dans les deux années suivant ou précédant la cession ;

• ou si son fonds est inférieur à une valeur de 300 000 euros.

Dans les deux cas, il devra respecter les deux conditions suivantes :

• avoir exercé l’activité pendant 5 ans avant la mise en place de la location-gérance;

• ne doit plus détenir le pouvoir dans l’entreprise.

Donner un fonds de commerce en location-gérance n’est pas une cession.

De ce fait, le transfert n’entraîne pas  d’imposition spécifique. Le propriétaire est considéré comme poursuivant son activité sous une autre forme.

L’imposition des plus-values latentes ne peut intervenir.

Des écueils à éviter

La responsabilité du propriétaire envers l’exploitant est engagée au niveau des dettes d’exploitation contractées par le gérant pendant les six mois qui suivent la publication du contrat. Au delà de cette période, le propriétaire est débiteur solidaire des impôts directs dus à raison de l’exploitation du fonds : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés. Même si le propriétaire ne peut pas s’immiscer dans l’exploitation l’exploitation du fonds, il peut néanmoins se réserver un droit de contrôle et (ou) un droit de surveillance. Le second point de vigilance concerne la restitution des matériels : en effet, si la location-gérance ne se solde pas par une transmission, la restitution des matériels peut devenir une opération délicate qu’il convient d’avoir anticipé dans le contrat.

Une solution d’attente

La location-gérance constitue également une solution d’attente suite à une succession, notamment lorsqu’il existe une indivision sur le fonds de

commerce. La location-gérance, conclue sur une durée permettant de réaliser la liquidation successorale, offre l’avantage d’assurer la continuité de l’activité.

Tout contrat de cette nature devra être, au préalable, accepté par l’ensemble des indivisaires. De même, la location-gérance est une formule recommandée lorsque le

fonds de commerce revient à un mineur, ou à une personne exerçant une fonction incompatible avec l’activité commerciale. Enfin, lorsque le fonds

appartient à un majeur incapable, la location-gérance permet d’éviter la vente du fonds, tout en lui procurant des ressources.

Notre conseil : Soyez particulièrement vigilant sur la compétence professionnelle du ou des repreneurs avant de mettre en place une location-gérance.

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Paroles d’entreprise n°12 : La holding fait ses preuves

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Paroles d’entreprise n°12 : La holding fait ses preuves

Publié le 30 décembre 2011 par CERFRANCE

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Anticiper, argumenter, assumer

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Anticiper, argumenter, assumer

Publié le 12 décembre 2011 par Jacques Mathé, économiste, CERFRANCE Poitou-Charentes

S’il est un thème commun à tous les entrepreneurs, c’est bien le financement. À chacun ses astuces, ses contraintes, ses difficultés, sur un sujet commun où les réponses sont aussi diverses que les entreprises. Revue de détails.

Les besoins de financement des entreprises sont très dépendants du secteur d’activité. L’agriculture et l’industrie sont les plus gourmandes en capitaux. Mais le commerce, l’artisanat et certaines activités de services mobilisent aussi des financements conséquents. Or, l’économie actuelle se caractérise par la rapidité
d’adaptation dont doivent faire preuve les entreprises avec, en corollaire, des conséquences sur les engagements financiers.

Une visibilité réduite
Si le financement du cycle de production (court terme) est moins concerné par cette “économie du zapping”, le problème est plus ardu pour les besoins en investissements qui s’étalent sur le moyen et long terme. Chacun peut observer ce phénomène dans la crise financière actuelle. Les investisseurs sanctionnent les entreprises, ou les pays, dont les encours à long terme bloquent les capacités d’adaptation.
L’objectif pour les entreprises est donc d’obtenir un retour sur investissement le plus rapide possible, en tout cas plus court que le terme du financement. Il faut donc dégager rapidement des bénéfices supérieurs à la situation initiale. En fait, tout repose sur l’acceptation du risque. Dans une économie qui s’accélère, la visibilité à moyen terme est réduite, la prise de risque est alors maximale. Dans ce contexte, quelles sont les marges de
manœuvre pour les entrepreneurs ?

Un esprit ouvert
L’anticipation et la pertinence du business plan montrent la voie à suivre. L’anticipation est la capacité à lire les futures adaptations que l’entreprise va pouvoir réaliser. Elle consiste aussi à prendre de l’avance sur ses concurrents et à devancer les besoins des clients.
C’est avant tout une posture, un état d’esprit, une attitude qui va conditionner l’avenir de l’entreprise. Regarder ce qui se passe dans son environnement nécessite curiosité et disponibilité. Cette démarche est parfois compliquée à mettre en oeuvre dans les petites structures, où le dirigeant est bien souvent au four et au moulin. Pourtant, cela devient indispensable. Il y a encore 15 ans, la réussite dans les TPE et PME était liée à des atouts internes à l’entreprise.
Aujourd’hui, cette réussite est conditionnée par le degré d’ouverture du dirigeant, ainsi que sa capacité à recueillir et décoder tout un système d’informations. Ces dernières vont alimenter le business plan et la validation du plan de financement. Il ajuste la dimension du projet d’entreprise aux capitaux injectés, en estimant le délai du retour sur investissement. Il fournit aussi un argumentaire pour le banquier, et appréhende la mesure du risque final.
Ainsi, plus l’incertitude est grande, plus la pertinence de la veille économique de la part de l’entrepreneur va conditionner et sécuriser les emprunts
réalisés. Car l’objectif pour l’investisseur ou le financeur c’est, au bout du compte, de retrouver sa mise de fonds, et pour l’entrepreneur, d’assumer son engagement.

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Amortissement : croiser les regards

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Amortissement : croiser les regards

Publié le 02 décembre 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Bien raisonner vos amortissements suppose de croiser votre vision avec celle de votre comptable et celle du banquier. Explications.
La décision d’investir ne doit pas dépendre des dotations aux amortissements constatées. Elle répond d’abord à une logique économique s’appuyant sur l’analyse d’une opportunité et sur la capacité à honorer la dépense par l’intermédiaire de l’emprunt.

Un outil de gestion
La dotation annuelle n’est que la conséquence d’un choix d’investissement passé plus ou moins judicieux. Elle constitue une charge issue d’une dépense passée sur laquelle le dirigeant n’a plus de prise.
Par contre, la dotation aux amortissements ne correspond pas à une dépense de l’exercice. Il peut être intéressant de tenir compte de son montant pour faire des réserves qui seront utiles lors du renouvellement des équipements.
Ainsi, quelques indicateurs permettent d’éclairer les exploitants individuels. Le résultat de l’exercice plus la dotation aux amortissements donnent la capacité d’autofinancement. En soustrayant le remboursement du capital des emprunts, on obtient la capacité nette d’autofinancement.
Ces indicateurs permettent d’évaluer les possibilités d’investir, soit en autofinançant, soit en réalisant de nouveaux emprunts. Pour, les entrepreneurs individuels, ils servent aussi à déterminer le montant des prélèvements privés, et à constituer des réserves en prévision d’aléas climatiques,
économiques, familiaux.

L’analyse comptable
La vision comptable permettra ensuite de bien choisir le dispositif d’amortissement le plus adapté. En effet, en comptabilité, l’amortissement va être réparti selon un plan d’amortissement, souvent en mode linéaire, c’est-à-dire un amortissement constant sur la durée de vie prévue. Pour diverses raisons, notamment fiscales, il est possible de déroger à la règle du plan d’amortissement, en plus dans un premier temps, puis en moins ensuite. C’est l’amortissement dérogatoire. Celui-ci intervient comme une provision ayant pour effet de lisser, en constatant la provision la bonne année, et en la réintégrant les exercices où le résultat est moins bon (sous réserve d’avoir comptabilisé au moins un amortissement minimum égal au cumul des amortissements linéaires sur les années amorties. . Ne pas comptabiliser d’annuités d’amortissement revient à perdre le droit à déduction au titre de l’exercice comptable.
Ainsi, dans le compte de résultat, les dotations aux amortissements issues du plan d’amortissement seront comptabilisées en charges d’exploitation.
Les dotations aux amortissements dérogatoires seront traitées en charges exceptionnelles ou en produits exceptionnels.

L’interprétation financière
Le 3ème point de vue à considérer est celui du financier, qui s’intéresse quant à lui au bilan. Ce dernier doit rendre une image fidèle de la situation
patrimoniale de l’entreprise. Ainsi, les amortissements “normaux” seront déduits de la valeur d’origine des biens pour faire apparaître la valeur nette comptable.
Cette dernière est-elle pour autant représentative de la valeur réelle du bien ? À l’évidence, non. Comment une valeur calculée a priori dans le cadre d’un plan d’amortissement pourrait-elle correspondre à la valeur de marché d’un bien d’occasion déterminée a posteriori ?
Néanmoins, la valeur nette comptable, comparée à la valeur d’origine des investissements, permet de se faire une idée générale sur l’ancienneté du parc immobilisé de l’entreprise.
Dans le bilan, les dotations aux amortissements, déduites du résultat inscrit au passif, tiennent leur contrepartie dans la baisse de valeur des immobilisations inscrites à l’actif. Ce sont des opérations dites “de passif à actif“.
Les amortissements dérogatoires, quant à eux, ne nuisent en rien à l’image du bilan. En effet, l’actif du bilan n’est pas modifié par l’amortissement dérogatoire. Ce sont des opérations dites “de passif à passif”. Les dotations exceptionnelles sont déduites du résultat et influent sur la diminution du passif. La contrepartie est une provision pour amortissements dérogatoires inscrite en augmentation de passif pour arriver à un total de 0. Pour le financier, les postes d’amortissements sont très facilement décryptés dans le bilan, quelle que soit la politique adoptée par le chef d’entreprise.

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