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La vie en rose et en jasmin…

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La vie en rose et en jasmin…

Publié le 26 octobre 2011 par CERFRANCE

Le Domaine de Manon est perché au coeur du village de Plascassier, près de Grasse, la capitale mondiale du parfum.
Depuis trois générations, cette exploitation familiale cultive la Rose Centifolia (dite “la Rose de Mai”) et le Jasmin.
Ces fleurs-là ne finiront pas dans un vase, mais serviront à l’élaboration des plus grands parfums. Rencontre avec Carole Biancalana, 38 ans, qui
a repris l’exploitation de son père il y a 11 ans.

“La reprise de l’exploitation n’a pas été une évidence”, confie Carole
Biancalana. “Je me suis d’abord consacrée à mes études, j’ai ensuite
travaillé dans le domaine de la banque. Il ne fallait pas me parler de rose et de jasmin”. Le déclic, elle l’a eu lorsque son père a envisagé son départ à la retraite. Elle n’a pas admis l’idée d’abandonner
les champs dans lesquels elle avait grandi. Pendant cinq ans, son
père l’a accompagnée, lui a transmis son savoir-faire, jusqu’à ce que Carole Biancalana reprenne l’exploitation en 2004.

“l’aboutissement de mon travail”
“Certes, j’ai dû tout apprendre mais cela m’a permis de remettre de la saisonnalité dans ma vie, retrouver des odeurs, une certaine liberté. Mon métier est plus concret qu’un travail derrière un ordinateur”. En période de floraison (de mai à début juin et d’août à octobre),
chaque matin, Carole Biancalana cueille ses fl eurs fraîches et les dépose aussitôt à l’usine de Grasse, qui extrait “la concrète” (le résultat de l’extraction des fleurs par l’hexane), puis “l’absolu”, c’est-à-dire le parfum pur. Un kilo d’absolu représente entre 700 et 800 kilos de fleurs fraîches. Cette matière première part ensuite chez les plus grands parfumeurs. Aujourd’hui, Carole Biancalana vit confortablement.
Elle produit chaque année plusieurs tonnes de roses et de jasmin. En 2009, elle a décroché un contrat avec une grande marque, Dior, qui lui achète l’intégralité de sa production. “C’est une réelle satisfaction d’être en relation directe avec la création, d’autant plus que j’aime être force de propositions ; cela m’offre une certaine liberté”, explique-t-elle. “Il faut savoir qu’un parfum est composé de 50 à 100 absolus différents (entendez “fleurs différentes”), provenant du monde entier, et me dire que mes pétales sont dans le dernier parfum de Dior, me procure une grande fierté”, s’enthousiasme-telle.

Un label bio à la clé
Pour augmenter la qualité de ses fleurs, Carole Biancalana plante d’abord des roses et des jasmins sauvages, sur lesquels, un an après, elle greffe de la Rose Centifolia ou du Jasmin Grandiforum. Ainsi, elle augmente leur
longévité, leur procure une plus grande résistance et fortifi e leur parfum. Ce processus est assez onéreux et demande une année de sacrifice sans production. Mais lui fait gagner jusqu’à 10 ans de vie pour ses roses et 20 ans pour les jasmins, de quoi tenir jusqu’à la retraite !
Par ailleurs, elle a choisi de certifier ses parcelles en agriculture biologique. Le domaine de Manon sera donc labellisé “bio” en 2013.

Des contraintes…
Comme tout agriculteur, notre productrice est toujours sur un fil par rapport aux conditions météorologiques. “Les aléas climatiques peuvent anéantir une année de travail. 2010 a été particulièrement mauvaise à cause d’orages et de nuits d’été fraîches. Jour et nuit, on est toujours sur le qui-vive”, explique-t-elle. Une autre difficulté, et pas des moindres, est le recours à du personnel saisonnier. Chaque année, elle doit recruter plusieurs saisonniers. Difficile d’en trouver, et de les fidéliser, car le travail proposé est aléatoire. Il dépend de la cueillette, qui peut aller jusqu’à 150 kilos de roses fraîches par jour. Et puis, certains, très expérimentés, demandent à être rémunérés au rendement plutôt qu’à l’heure ! Alors il faut concilier les demandes des uns et des autres. L’administratif devient vite un souci, il faut s’entourer et être
conseillé.

Quand son activité se diversifie
Depuis plusieurs années et suite à une forte demande, le Domaine de Manon a ouvert ses portes au public. Les gens souhaitaient découvrir des champs de fleurs, un savoir-faire, l’histoire de la renommée de Grasse. “Ces visites ne sont que des bonus, elles ne doivent en aucun cas empiéter sur la qualité des soins apportés aux fleurs”. Alors,
pour que la production ne pâtisse pas des visites, elles sont limitées à une journée par semaine et groupées au maximum. À l’issue de ces visites, les invités ont droit à une dégustation de confiture de jasmin, de roses et autres spécialités artisanales confectionnées par notre productrice.
Elle voit deux avantages à cette diversification. D’abord économique, puisque les visites sont payantes (6 € la visite par personne). Et aussi humain. “Ça fait du bien d’être entourée et de partager sa passion devant 100 yeux émerveillés”, raconte-t-elle.
Carole Biancalana ne s’arrête pas là et a soif de développer son activité. Elle a deux projets prioritaires. Déployer sa surface d’exploitation, en passant de 11 000 m2 en pleine production aujourd’hui à 30 000 m2. Et diversifier les variétés de fleurs.
Les roses et les jasmins du Domaine de Manon ont de beaux jours devant eux, de quoi enivrer les plus grands adeptes de parfum !

> Carte d’identité
Le Domaine de Manon
36 chemin du Servan – Plascassier
06130 Grasse
Chef d’exploitation :
Carole Biancalana
Activité :
Production de fl eurs à parfum
Exploitation :
11 000 m2 de roses et jasmin (en cours de certification en
Agriculture Biologique)

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La holding accommode vos projets

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La holding accommode vos projets

Publié le 09 septembre 2011 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Son effet de levier fi nancier fait de la holding un outil intéressant pour
racheter une entreprise ou créer une nouvelle branche d’activité, tout en maintenant l’unicité patrimoniale. Illustration par deux cas pratiques.

1er cas : Racheter une entreprise
Monsieur et Madame Maisonneuve ont jeté leur dévolu sur une belle entreprise artisanale, la SARL Décor (à l’IS), détenue par le couple Cédou.
Ceux-ci souhaitent arrêter leur activité et la solution qu’ils envisagent est de vendre leur fonds artisanal.
Or, leur entreprise dispose d’un bilan particulièrement bon, avec des disponibilités bancaires importantes.

Double ponction fiscale
M. et Mme Cédou se rendent vite compte que, s’ils vendent le fonds
c’est la société qui constatera la vente. Et que la fi scalité va passer par là ! Et même passer deux fois.
En effet, ils devront supporter l’impôt sur les sociétés applicable aux plusvalues sur cessions (seuls sont exonérés les fonds de faible valeur, ce qui n’est pas leur cas).
Ensuite, pour récupérer personnellement les disponibilités de la société,
ils devront aussi supporter la fiscalité attachée aux distributions de dividendes, lesquels sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux contributions sociales CSG et RDS, le tout pouvant s’élever jusqu’à près de 37 % des dividendes perçus ! Sans compter que cette solution ne dissout pas la société Décor, qui continue à exister, et qu’il faudra
continuer à gérer.

Scénario gagnant
Quel autre scénario peuvent-ils envisager ? Les deux artisans peuvent céder leurs parts de la SARL Décor. Dans ce cas (outre les exonérations possibles), il y aura une seule ponction fiscale : les plus-values de cession seront soumises à une fiscalité proportionnelle proche de 30 %, y compris CSG–RDS. Pour le couple d’acheteurs, ce 2ème scénario ne présente également que des avantages. En effet, M. et Mme
Maisonneuve vont en grande partie financer le rachat des parts sociales de la SARL par un emprunt.
S’ils réalisent l’opération à titre personnel, ils feront face à deux inconvénients majeurs. D’abord, les intérêts de l’emprunt personnel ne seront pas déductibles. Ensuite, pour régler les échéances, ils devront soit augmenter leurs rémunérations et acquitter les cotisations sociales et impôts afférents, soit procéder à une distribution de dividendes et supporter, là encore, une forte pression d’impôts, CSG-RDS et prélèvements sociaux.
Concrètement, cela signifie que, pour régler 10 000 € d’échéances d’emprunt, ils devront distribuer plus de 14 000 €.
Oublions vite ce scénario repoussoir pour regarder en détail le scénario du rachat de la SARL Décor par une société holding, que les époux
Maisonneuve créent à cet effet.
La holding adopte le régime fiscal mère-fille. Elle réalise un emprunt, qui
sert à financer l’acquisition des parts sociales.
De quelles ressources la holding va-t-elle disposer pour rembourser les
échéances d’emprunt ? Elle va percevoir les dividendes que sa fille, la SARL Décor, va lui verser annuellement. Les dividendes “remontés” à la holding sont très largement exonérés fiscalement.
Le coût fiscal de l’opération sera minime (entre 75 et 150 €, au lieu
de 4 000 € sans holding).
Notez que cet écart en faveur de la holding se reproduira à chaque
échéance d’emprunt. Ainsi, pour 70 000 € empruntés sur 7 ans, le gain
fiscal est supérieur à 27 000 €.
Au final, “y’a pas photo”, le rachat par l’intermédiaire d’une société
holding est largement préférable, à la fois pour les vendeurs et pour les
acheteurs. Ce qui facilitera évidemment la transaction.

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La holding, comme un gant sur une main

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La holding, comme un gant sur une main

Publié le 01 septembre 2011 par Bénédicte Le Masson, chargée de communication, Conseil National CERFRANCE

Nous avons tous entendu parler de sociétés holding, en nous imaginant des multinationales souhaitant se regrouper pour pensions tous que ces dispositions ne concernaient pas les petites entreprises.
Et pourtant, si !

Les chefs d’entreprises de TPE ou PME eux-aussi leurs activités, tout en protégeant leurs acquis. leur vie à une réfl exion sur la cession d’entreprise Le principe juridique, fiscal et financier de la solution adaptée à ces besoins.

C’est ce que vous allez découvrir dans ce dossier offertes par les holdings pour les dirigeants. Vous vous apercevrez ainsi de la géométrie comme un gant sur une main !

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Reprendre une entreprise : le coût fiscal

Publié le 22 décembre 2009 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

L’acquisition des titres fait partie de l’actif personnel professionnel du repreneur. Les conséquences au niveau fiscal sont loin d’être neutres, selon que vous choisissez une société imposée à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS).

  • Dans une société à l’impôt sur le revenu (IR), les emprunts contractés pour acheter les parts seront à prendre sur la quote-part de résultat. Les intérêts d’emprunts seront déductibles.
  • Dans une société à l’IS, les remboursements d’emprunts personnels seront pris, soit sur les rémunérations (soumises aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu), soit sur les dividendes distribués aux associés (soumis à l’IR).

Ainsi, pour rembourser ses emprunts personnels, le jeune repreneur devra préalablement payer des impôts et autres prélèvements sur une somme dont il ne disposera pas.

Exemple :
Achat de parts : 100 000 €
Remboursement de l’emprunt de rachat : – 23 000 €/an
Dividendes nets de fiscalité à recevoir : + 23 000 €
Dividendes à distribuer par la société (taux marginal de 14 %) : 29 000 € environ
Soit un coût fiscal supplémentaire de 6 000 € pour rembourser l’emprunt !

Seule la création d’une société holding peut corriger cette anomalie.
En outre, les droits d’enregistrement seront supportés par le repreneur.

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Reprendre une entreprise : à quel prix ?

Publié le 22 décembre 2009 par Daniel Causse, expert-comptable, CERFRANCE Haute-Loire

Combien vaut l’entreprise que vous envisagez de reprendre ?
Les méthodes d’évaluation permettent au vendeur et aussi à vous, l’acheteur, de se fixer les idées avant la négociation finale.
Pour parvenir au « juste prix », plusieurs méthodes peuvent être croisées :
- les méthodes patrimoniales : elles prennent isolément tous les éléments du fonds de commerce pour en additionner les valeurs ;
- les méthodes par comparaison, censées représenter la valeur de marché d’un fonds équivalent sur la même période ;
- les méthodes économiques : elles font ressortir, au travers des résultats passés et/ou prévisionnels, les capacités à rentabiliser le rachat.

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Reprendre une entreprise : des avantages

Publié le 18 décembre 2009 par Serge Thomas, conseiller d'entreprise, CERFRANCE Haute Savoie

Seul un tiers des entreprises existantes est issu de reprises. Pourtant, reprendre une entreprise présente de nombreux avantages pour celui qui s’installe : notoriété, clientèle existante, organisation et salariés en place. Tout cela permet de gagner du temps.

Sur ce sujet, visionnez le reportage Paroles d’entreprise « Une transmission bétonnée » qui vient d’être publié dans la rubrique Emissions TV du site.

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