Le secteur de l’électricité

Le secteur de l’électricité est largement composé d’artisans installés en entreprise individuelle. Le décret du 10 avril 2024, permettant la valorisation d’une année d’expérience pour l’obtention d’un brevet professionnel par la validation des acquis de l’expérience, pourrait renforcer cette dynamique et intensifier la concurrence. Par ailleurs, le développement d’une électricité plus intelligente, durable et connectée entraîne une transformation profonde du métier et une redéfinition des compétences attendues.

90% de TPE de moins de 10 salariés

Près de 90 % des entreprises d’électricité emploient moins de 10 salariés. Cette structure, majoritairement artisanale, favorise la flexibilité et le savoir-faire, mais expose aussi les dirigeants à des enjeux forts de gestion, de recrutement et de transmission d’entreprise.

Le CA moyen des entreprises du secteur est de 378 000€

Le chiffre d’affaires moyen des entreprises d’électricité s’élève à 378 000 €. L’activité du bâtiment et de la construction, principaux clients du secteur, a un impact direct sur leurs résultats. Les variations du prix des matières premières, notamment du cuivre, peuvent également peser sur les marges.

14 000 postes à pourvoir

La profession d’électricien compte parmi les métiers du BTP qui recrutent le plus. Selon l’enquête Besoins en main-d’oeuvre de France Travail (2025), plus de 14 000 postes sont à pourvoir. Le secteur fait face à des difficultés structurelles, notamment sur les profils qualifiés. Vieillissement des effectifs, attractivité limitée et évolution rapide des compétences rendent la formation stratégique.

2,3 millions de logements à adapter dans les dix ans à venir

L’adaptation des logements au vieillissement représente un enjeu sociétal majeur et un fort relais de croissance pour les électriciens : 2,3 millions de logements devront être adaptés d’ici 2035. Les nouvelles obligations issues du décret BACS (Building Automation and Control System), applicables aux propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires, offrent aussi une opportunité pour les intégrateurs électriciens de valoriser leur expertise en gestion technique du bâtiment. Ce marché pourrait atteindre 1,9 milliard d’euros dès 2027.

Entre 40 € et 80 € HT l'heure de prestation

Un électricien facture en moyenne entre 40 € et 80 € HT par heure, avec des tarifs plus élevés dans les grandes agglomérations, notamment à Paris. En cas d’intervention d’urgence, le soir ou le week-end, le coût peut dépasser 100 € HT de l’heure, auxquels s’ajoutent souvent des frais de déplacement ou des forfaits spécifiques pour la réparation d’un interphone, d’une antenne ou d’un chauffage électrique.

Carte de France stylisée représentant la répartition géographique des agences et cabinets Cerfrance sur le territoire national (DOM et TOM)

Trouver une agence autour de chez vous

Je cherche une agence Cerfrance
autour de
    Voir toutes les agences

    Ces contenus peuvent vous intéresser

    S’organiser pour gagner du temps

    Quatre dirigeants d’entreprise sur dix se disent obnubilés par la course au temps. Mais comment trouver le juste équilibre entre vie privée et vie professionnelle...
    En savoir plus

    Différence entre TPE et PME : ce qu’il faut savoir pour bien piloter votre entreprise

    Connaître la différence entre une TPE et une PME n’est pas qu’une question de taille ou de chiffre d’affaires. Cette distinction influe directement sur vos obligations...
    En savoir plus

    S’installer sans héritage agricole : un vent nouveau sur les fermes

    Dans un contexte incertain de renouvellement des générations, les NIMA occupent une place croissante dans le paysage rural. Leur arrivée bouscule parfois les codes,...
    En savoir plus

    NIMA : comment démarrer avec les bonnes cartes en main ?

    L’arrivée des NIMA en agriculture est une bouffée d’air pour le secteur. En plus de compenser le vieillissement des actifs, ils apportent des compétences nouvelles...
    En savoir plus