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Optimiser sa stratégie de production avec les indicateurs de gestion

Les indicateurs de gestion doivent permettre de fixer des repères dans un contexte économique toujours plus instable. L’objectif : mieux piloter votre entreprise avec une gestion agile.

La gestion agile s'appuie sur deux principes clés : l'amélioration continue du fonctionnement de l'entreprise et sa capacité à s'adapter rapidement aux changements. Vos indicateurs de gestion doivent refléter la position de l’entreprise dans le monde qui l’entoure, et révéler sa performance et ses marges de manoeuvre pour gagner en souplesse. Certains de ces indicateurs offrent une lecture plus dynamique des performances de votre entreprise. L’analyse des coûts de production, aboutissant au calcul du prix de revient, est pertinente pour anticiper et mesurer les effets du marché sur la rentabilité de l’entreprise. Très utilisé dans les activités commerciales pour fixer le prix de vente, son calcul est moins systématique en agriculture, car le marché impose souvent un prix sur lequel le producteur n’a pas la main.

Néanmoins, cet outil s’avère puissant pour une gestion efficace. Son calcul exigera un effort conséquent si votre exploitation compte plusieurs productions, puisque la comptabilité analytique requiert une certaine rigueur dans la répartition de l’intégralité des charges dès la saisie comptable. Cependant, ce travail aboutira à une vision éclairée de la rentabilité intrinsèque d’un atelier et vous procurera un véritable outil de pilotage de votre entreprise.

Le prix de revient

Votre prix de revient est le prix minimum auquel vous devez vendre votre produit pour couvrir l’ensemble des charges engagées, y compris votre rémunération. Pour dégager de la rentabilité, votre prix de vente doit évidemment être supérieur au prix de revient. Connaître votre prix de revient et le comparer avec le prix du marché, vous permet de situer la rentabilité de l’atelier de production concerné et de prendre les bonnes décisions. Suivre, en parallèle, les tendances du marché vous aidera aussi à anticiper l’évolution des résultats de votre exploitation.

Les coûts de production

L’analyse de votre prix de revient révèle la structure détaillée de vos coûts de production, par unité. Grâce à lui, il devient alors possible de définir très rapidement l’impact d’un investissement non productif, mais aussi la hausse du prix des intrants sur le coût de production. Prenons l'exemple d'un éleveur laitier dont le coût de concentrés
et de minéraux s'élève à 100 € pour 1 000 litres. Si le tarif moyen de l'aliment grimpe de 30 %, une augmentation de 30 € du prix de vente sera nécessaire pour compenser cette seule hausse. En l'absence d'une telle revalorisation, un arbitrage s'impose. Faut-il revoir la ration ? Quels postes budgétaires offrent une marge de manoeuvre compensatoire ? L’éleveur peut-il reporter un investissement non productif ? Serait-il pertinent de diminuer le volume de production pour réduire le coût des intrants tout en tenant compte des coûts fixes ? Enfin, l’exploitant dispose-t-il d’une épargne de précaution suffisante pour traverser une période de rentabilité dégradée ?

L'épargne de précaution

Dans un contexte d’instabilité forte, une des priorités est de renforcer la trésorerie des entreprises. En effet, une épargne de précaution solide offre une meilleure résistance aux crises et une plus grande autonomie dans la mise en oeuvre d’investissements visant l’adaptation constante de la ferme. La lecture de votre bilan et l’analyse de vos flux financiers doivent renseigner le niveau de trésorerie de précaution dont vous disposez. Attention à ne pas confondre épargne de précaution et fonds de roulement, car tout ou partie de ce dernier sert à financer votre cycle de production. À ce titre, il est indispensable au fonctionnement de l’entreprise et ne constitue donc pas une réserve disponible.

L’épargne de précaution représente la trésorerie excédentaire au moment de l'année où elle est au plus bas : elle constitue votre trésor de guerre. Pour estimer son niveau idéal, confrontez-la aux risques (baisse de prix des produits, baisse de rendement, hausse des prix des intrants…). Si votre analyse conclut à son insuffisance, il faudra alors la consolider en évitant l’autofinancement. Explorez avec votre banquier les ajustements à mettre en place, tels que la modulation des annuités d’emprunts ou l’ouverture d’un dépôt à terme pour commencer à constituer cette épargne.

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