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Transmission familiale : c'est aussi une histoire de timing

Bon nombre de chefs d’entreprise voient en leurs enfants un ou des repreneurs potentiels. Mais attention à bien préparer la transmission pour ne pas connaître des situations anxiogènes ou générer des conflits entre les générations de dirigeants.

Céder son entreprise en famille : Conseils et stratégies pour une transition réussie

Aborder la cession au bon moment avec les enfants et valoriser les expériences professionnelles extérieures

 

Céder son entreprise est un sujet complexe qui effraie parfois les dirigeants. Trouver un repreneur, l’accompagner dans la reprise, négocier les conditions de cession… Toutes ces démarches semblent tellement plus simples à effectuer si elles se déroulent dans le cercle familial. Oui mais… il convient d’aborder le sujet au bon moment avec ses enfants pour qu’ils n’aient pas le sentiment d’être « forcés » à reprendre l’entreprise. Le bon moment est en partie lié à leur parcours scolaire et professionnel.

Comprenez par là qu’il n’est pas utile d’évoquer concrètement le projet avant leur entrée sur le marché du travail. L’intérêt qu’ils portent à l’entreprise familiale doit être naturel. Et leur prise de décision sera facilitée par diverses expériences professionnelles en dehors de la sphère familiale. De plus, ces expériences seront bénéfiques à l’entreprise car elles apporteront une autre vision, voire d’autres savoir-faire. Lorsqu’un enfant décide d’intégrer l’entreprise de ses parents, il faut que sa situation soit clairement définie.

 

Clarifier la situation de l'enfant dans l'entreprise

 

  • S’il est salarié, il contribue au bon fonctionnement de l’entreprise comme tous les autres salariés. Et cela, idéalement sans distinctions particulières ou favoritisme. Il en va de la qualité de son intégration, mais également de la bonne cohésion d’équipe, si précieuse
  • S’il est associé à la gestion de l’entreprise, l’organisation juridique doit évoluer en conséquence, et ce, dès son arrivée.

Le sujet est crucial, car il n’est pas rare de voir des enfants racheter à leurs parents le fonds de commerce ou les parts sociales d’une société qu’ils ont contribué à développer, depuis des années, par leur implication, leurs heures de travail supplémentaires ou leurs bonnes décisions stratégiques ! Tout est une histoire de « timing ». Confier la direction trop tôt peut être préjudiciable pour l’équilibre de l’entreprise. La confier trop tard peut être considéré comme une injustice par l’enfant repreneur, avec le sentiment de payer le fruit de son travail lors du rachat de l’entreprise.

L’équation est loin d’être évidente à résoudre. Une des clés pour la dénouer du mieux possible est la communication entre les parties. Elle permettra d’expliquer le processus envisagé, de valider les valorisations de l’entreprise effectuées par les experts et d’étudier les conséquences de la cession pour chacun des acteurs. La pérennité de l’entreprise est importante, mais en rien comparable à la bonne entente entre parents et enfants.

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