Quand on débute en tant que créateur d’entreprise, il n’est pas rare de devoir attendre un peu avant de recevoir un retour sur investissement. Mais cette situation ne peut perdurer et il faudra envisager très tôt, dès le prévisionnel, par exemple, un principe de calcul d’une juste rémunération. Alors comment concilier nos besoins avec la capacité économique de l’entreprise ?

 

Se rémunérer


Aujourd’hui, on reparle chiffres ! Mais pas n’importe lesquels : on va parler de votre salaire !

A ce sujet, je vous invite d’ailleurs à réécouter l’émission n°1 sur le prévisionnel qui pose les bases financières de l’entreprise et peut éclairer notre sujet du jour : « comment se rémunérer »

Alors quand on débute, il n’est pas rare de devoir attendre un peu avant de recevoir un retour sur investissement.

Mais cette situation ne peut pas perdurer et il faut envisager très tôt, dès le prévisionnel, par exemple, le principe de calcul d’une juste rémunération.

Alors, comment définit-on sa rémunération idéale ?

Cela implique de jongler avec des paramètres multiples :

• Les besoins du dirigeant

• La capacité économique de l'entreprise,

• Le niveau de couverture sociale souhaitée

Première étape : évaluez la capacité économique de votre entreprise

Si la rémunération du dirigeant n’est soumise à aucune norme spécifique, elle ne doit cependant pas être “excessive”. En clair, elle ne doit pas être “surdimensionnée” par rapport aux capacités financières de l’entreprise.

Cela signifie que le niveau de rémunération du dirigeant dépend avant tout de la rentabilité de l’activité.

Il est donc indispensable de mener d’abord une analyse détaillée. L’objectif : évaluer la capacité de l’entreprise à mobiliser le budget nécessaire à la “rémunération” du dirigeant, sans pour autant compromettre sa capacité d’investissement ou de consolidation de la trésorerie… Comme le dit le proverbe : “qui veut voyager loin ménage sa monture ! » Bref : ne soyez pas trop gourmand !

La confrontation entre les besoins du dirigeant et les capacités de l’entreprise vous permet de définir le chemin à parcourir. De définir les efforts de développement du chiffre d’affaires et de consolidation de la marge pour parvenir à la rémunération souhaitée.

En résumé : Vous devez vous interroger sur votre stratégie, votre organisation ou encore votre positionnement commercial pour atteindre une rentabilité suffisante et donc un salaire optimal.

Deuxième étape : définissez et hiérarchisez vos besoins

L’analyse peut s’organiser pour cela autour de deux catégories de rémunération.

• D’abord, la rémunération immédiate. C’est celle qui permet de payer les factures du foyer mais aussi de partir en vacances pour se détendre. La réponse à ce besoin prend généralement la forme d’une rémunération du travail, mais elle peut aussi être complétée par des avantages en nature comme un véhicule ou un logement de fonction.

Par ailleurs, pensez à vous protéger ! Le montant des indemnités journalières, la couverture invalidité ou encore les droits à retraite sont étroitement dépendants du niveau de rémunération du travail que s’octroie le dirigeant. Donc minimiser cette rémunération, pour réduire le poids des cotisations sociales, peut entrainer une perte de couverture sociale. Et ça peut coûter cher !

• Deuxième catégorie : la rémunération de précaution. Elle permet de préparer l’avenir, en mettant un peu d’argent de côté pour faire face à un aléa, financer les études des enfants, ou encore en diversifiant son patrimoine en vue de se dégager des compléments de revenus au moment de la retraite…

Cette catégorie de besoins peut être prise en charge de façon beaucoup plus diversifiée  : rémunération du travail, distribution de dividendes, avantages en nature ou encore souscription de contrats complémentaires retraite, ou mise en place d’outils d’épargne salariale.

Dernière étape : optimisez

Il ne s’agit pas là de réduire le montant des cotisations sociales ou de l’impôt.

L’optimisation vise à utiliser au mieux le budget disponible pour rémunérer le dirigeant et répondre à ses objectifs.

Par exemple : un dirigeant qui souhaite renforcer ses droits à retraite peut choisir d’augmenter sa rémunération, de souscrire un contrat retraite complémentaire qui lui garantit une rente lors de sa prise de retraite ou, solution alternative, de mettre en place une politique d’épargne salariale combinant PEE et PERCO pour se constituer un capital. 

En résumé, le choix de la forme juridique de la société, du statut social et fiscal du dirigeant, l’arbitrage entre rémunération ou dividende, mais aussi la mise en place d’outils d’épargne salariale… sont autant de leviers stratégiques à actionner en fonction de ses objectifs (revenu immédiat ou revenu différé) et de sa phase de vie bien sûr.

Maintenant, à vous de jouer !

Afin de définir votre rémunération de chef d’entreprise, posez-vous les bonnes questions :

« Quels sont vos besoins ? Sont-ils réalistes par rapport aux capacités de votre entreprise ? Êtes-vous sûr d’avoir opté pour le bon statut ? »

Pour vous aider, n’hésitez pas à consulter nos fiches conseils sur cerfrance.fr, rubrique « des services gagnants. »

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